Climat – Environnement

Trois quarts des nappes phréatiques sont à un niveau bas, voire très bas

Par Julien Baldacchino, France Bleu lundi 17 juillet 2017 à 21:11

Le niveau des nappes phréatiques
Le niveau des nappes phréatiques © Maxppp - FRIONNET CYRIL/PhotoPQR/Le Télégramme

Selon un bilan établi début juillet et rendu public lundi par le Bureau de recherches géologiques et minières, 75% des nappes phréatiques affichent un niveau "modérément bas à très bas". En cause, un renouvellement insuffisant pendant l'hiver.

L'été risque d'être difficile pour les ressources naturelles en eau du pays : selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), dès début juillet, trois quarts des nappes phréatiques françaises étaient dans une situation difficile, avec un niveau d'eau "modérément bas à très bas". Cela concerne précisément 74% des nappes, contre 70% lors du bilan précédent, le mois dernier.

Dans la vallée du Rhône, au sud de Lyon, les niveaux sont même "bas voire très bas". Dans les nappes de la craie champenoise, du bassin Adour-Garonne et des calcaires jurassiques de Lorraine, les niveaux également sont bas. Il n'y a que 26% des points contrôlés par le BRGM qui affichent des scores supérieurs à la moyenne. On les trouve essentiellement autour du Bassin parisien et vers Nîmes et Montpellier.

Pénurie précoce ?

Pourquoi ces niveaux si bas ? En cause, l'hiver qui a été globalement sec, les précipitations n'arrivant pas avant février. Les pluies du printemps ont été bénéfiques pour la végétation, mais pas suffisantes pour alimenter les nappes phréatiques. Et en juin, les précipitations ont varié fortement d'une région à l'autre.

Pour les experts du BRGM, cette situation "n'est pas totalement inhabituelle pour la période estivale", mais en revanche, elle est "tout de même précoce".