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Climat – Environnement

Un an après l'incendie de la Bastidonne, la végétation reprend

mardi 24 juillet 2018 à 6:06 Par Charlotte Lalanne-Labeyrie, France Bleu Vaucluse et France Bleu

C'était il y a un an jour pour jour. Le 24 juillet 2017, le feu prenait sur les hauteurs de la Bastidonne, dans le Luberon. En quelques jours, 1.200 hectares de forêt etaient parcourus par les flammes après un coup de foudre. Un an après, la végétation revient doucement.

Une jeune pousse de pin d'Alep au milieu des bois encore calcinés de l'année dernière à la Bastidonne
Une jeune pousse de pin d'Alep au milieu des bois encore calcinés de l'année dernière à la Bastidonne © Radio France - Charlotte Lalanne

La Bastidonne, France

Il y a un an, la colline Saint-Sépulcre s'embrasait, sur les hauteurs de La Bastidonne (Vaucluse). Au total, 1.200 hectares de pins et de chênes ont été parcourus par les flammes, sans faire de victimes. Un an après, la nature reprend un peu ses droits, sous la surveillance du Parc naturel du Luberon et de l'Office national des forêts. 

Au printemps c'était les narcisses, petites fleurs jaunes, et les premières pousses de chêne kermes qui redonnaient le sourire à Aline Savaudon. Quelques précipitations plus tard, au milieu des troncs calcinés, des aiguilles sortent de terre. "Ici, vous avez des petites régénérations de pins d'Alep, elles ont pas mal d'aiguilles et ce sont les arbres de demain," constate la responsable de la biodiversité au Parc naturel du Luberon. 

Prévenir l'érosion

Quatre centimètres qui l'année prochaine en feront vingt et dans 20 ans, si tout va bien, une forêt de jeunes pins.  Nul besoin pour cela de replanter, mais pour laisser faire la nature il y a encore du boulot. 

"On va bientôt commencer les travaux de mise en place de fascines sur les zones pentues pour éviter l'érosion", explique Frédéric Prodhomme, agent de l'Office National des Forêts. Cela consiste à couper les arbres, les disposer perpendiculairement à la pente, en les coinçant entre les souches pour maintenir la terre.

Un an après, la nature reprend doucement ses droits sur la colline Saint-Sépulcre - Radio France
Un an après, la nature reprend doucement ses droits sur la colline Saint-Sépulcre © Radio France - Charlotte Lalanne

Stimuler la biodiversité

Donner toutes les chances à la repousse, partout. Mais dans certains secteurs, le parc du Luberon a l'intention de discipliner davantage la végétation, pour favoriser la biodiversité. Il s'agit de "conserver sur le long terme certains milieux ouverts car ils abritent une faune et une flore spécifiques, détaille Aline Salvaudon. Par exemple, des petits passereaux méditerranéens insectivores, mais aussi de plus gros rapaces qui vont pouvoir chasser plus facilement qu'en forêt."

Penser la forêt de demain, une tâche de longue haleine, qui a un coût : le parc du Luberon estime à un 1,4 millions d'euros les travaux nécessaires à la réparation des dommages du feu sur l'ensemble du massif. En attendant, il reste strictement fermé au public, quel que soit le risque incendie.