Climat – Environnement

Saint-Étienne retenue pour être ville respirable en 5 ans

Par Émeline Rochedy, France Bleu Saint-Étienne Loire et France Bleu vendredi 25 septembre 2015 à 21:34

© Max PPP

Saint-Étienne Métropole doit recevoir environ un million d'euros du ministère de l'Écologie pour améliorer la qualité de l'air sur l'agglomération stéphanoise d'ici 2020.

"Villes respirables en cinq ans" : c'est le nom de l'appel à projets du ministère de l'Écologie auquel Saint-Étienne Métropole a répondu au printemps dernier. Ce vendredi, la ministre Ségolène Royal a annoncé que l'agglomération stéphanoise faisait partie des collectivités retenues. Cela lui permet de compter sur une enveloppe d'environ un million d'euros pour mettre en œuvre une série de mesures dans le but d'améliorer la qualité de l'air sur l'agglomération d'ici 2020. 

Des restrictions en vue pour la circulation des poids-lourds en centre-ville

L'essentiel est axé sur les transports, avec des voitures électriques en auto-partage au sein du réseau Cité lib. Aujourd'hui, ça n'est possible que sur une station ;  l'objectif est d'en compter huit dans cinq ans. Dès l'année prochaine, Saint-Étienne métropole prévoit également une prime de 250 euros pour aider les habitants à acheter un deux-roues électrique.

Un effort est aussi prévu du côté des bus, en équipant la Stas en bus roulant au gaz naturel. Idem pour les véhicules de collecte des ordures ménagères. Même carburant pour les petits camions qui livrent en centre-ville de Saint-Étienne depuis l'ouverture en 2013 de SimplyCité, une plateforme de distribution installée rue Huss, du côté de Monthieu. À moyen terme, il est même question que seuls ces camions-là soient autorisés à certaines heures et que les poids-lourds roulant au diesel soient eux interdits sur sur ces tranches horaires, en centre-ville. Des décisions devraient être prises d'ici la fin de l'année.

Une partie du projet concerne le chauffage et les logements avec de nouvelles aides à l'isolation thermique, à destination des propriétaires.  Une autre se tourne vers les agriculteurs, pour les encourager à diminuer l'écobuage et le remplacer par le compostage des déchets.

Saint-Étienne ne figure pas spécialement parmi les villes les plus polluées du pays, comme le montre l'observatoire européen Air quality mais Air Rhône-Alpes, qui surveille la qualité de l'air a tout de même enregistré une trentaine d'épisodes de pollution en 2013. Si l'an dernier, leur nombre a baissé de moitié, c'était surtout du fait d'un hiver doux et d'un été pluvieux et peu ensoleillé. Selon Air Rhône-Alpes, la concentration en particules ultra fines - celles qui s'infiltrent au plus profond de nos poumons - a baissé de 47% entre 2005 et 2014. Pour d'autres polluants comme le dioxyde d'azote ou l'ozone, le recul n'est que de 5% sur la même période.

Sylvie Fayolle, vice-pdte en charge du dév. durable à St-Étienne Métropole