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Climat – Environnement

Après un drone, Greenpeace fait s'écraser un avion radiocommandé sur la centrale nucléaire du Bugey

mardi 3 juillet 2018 à 12:31 - Mis à jour le mardi 3 juillet 2018 à 16:36 Par Pierre-Jean Pluvy et Xavier Demagny, France Bleu Cotentin, France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

Après un drone, des militants de l'ONG Greenpeace ont fait voler un avion radiocommandé au-dessus de la centrale nucléaire du Bugey (Ain) ce mardi matin. Ils ont ensuite crashé - délibérément comme pour le drone - cet avion sur un mur de la piscine, zone qui héberge du combustible radioactif usagé.

Capture d'écran de la vidéo de Greenpeace.
Capture d'écran de la vidéo de Greenpeace. -

Après un drone mardi matin, des militants de Greenpeace ont dirigé un avion radiocommandé vers la centrale du Bugey, dans l'Ain, "pour le crasher délibérément", affirme l'ONG dans un communiqué. Avec cette nouvelle opération, Greenpeace veut démontrer "la vulnérabilité extrême des piscines d’entreposage de combustible usé et le manque crucial de sécurité des centrales nucléaires d’EDF". 

"Aucune réaction" déplore Greenpeace

Comme pour le drone, l'appareil s'est écrasé contre le mur de la piscine d’entreposage du combustible usé du réacteur numéro 2, selon Greenpeace, qui assure qu'il n'y a eu "aucune réaction ni de la part de la protection du site d’EDF ni de la part de la protection aérienne" après cette deuxième opération. "Aucun des aéronefs n'a été intercepté", souligne l'ONG, mais des "débris" ont pu être collectés.

Une date qui n'a pas été choisie au hasard

Les deux actions, avec le drone et cet avion radiocommandé, n'ont pas été menées ce mardi par hasard : elles interviennent 48 heures avant la présentation du rapport parlementaire sur la sûreté et la sécurité nucléaire. C'est la première fois que des parlementaires rendent un rapport sur la sécurité des sites nucléaires français, c'est-à-dire sur leur vulnérabilité face à d'éventuelles attaques extérieures et non plus face au danger du nucléaire en lui-même.   

Le 28 juin dernier, des militants de l'ONG Greenpeace avaient été condamnés par le tribunal correctionnel de Privas (Ardèche) pour avoir pénétré sur le site de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse. Ils s'étaient notamment approchés de la piscine.