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Climat – Environnement

Un drône pour faciliter la protection des busards cendrés en Auvergne

mercredi 26 juillet 2017 à 19:30 Par Charlotte Jousserand, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu Saint-Étienne Loire

La Ligue de protection des oiseaux a utilisé pour la première fois cette année un drone pour aider au recensement des nids de busards cendrés en Auvergne. Un gain de temps considérable pour protéger cette espèce de rapace très vulnérable.

L'Auvergne abrite 350 couples de busards cendrés selon la LPO
L'Auvergne abrite 350 couples de busards cendrés selon la LPO © Radio France - Charlotte Jousserand

Auvergne-Rhône-Alpes, France

La ligue de protection des oiseaux d'Auvergne a fait appel à un drone cette année pour repérer les nids des busards cendrés. Une tâche ardue sans vue aérienne car ces rapaces font leur nid au sol, au milieu des champs. "Une technique pour échapper aux prédateurs qui marchent bien en milieu naturel mais qui n'est pas très efficace au milieu des cultures", raconte Clément Rollant, salarié de la LPO. Car les petits busards cendrés, incapables de voler, sont tués au moment de la moisson par les machines agricoles.

Le drone, un gain de temps considérable

A la fin du mois de juin, la LPO a fait appel à un pilote de drone professionnel et a demandé l'accord des préfectures pour survoler les champs et identifier les nids. Sans le drone, les membres de la LPO d'Auvergne passent des heures dans les champs pour repérer précisément l'emplacement des nids. Ils utilisent des jumelles pour voir les couples et l’ouïe pour percevoir les cris des jeunes busards afin de savoir si un champs abrite un nid. Mais pour le repérer précisément c'est une autre paire de manche. Il faut quadriller le champ, utiliser des talkie-walkie.

Un exemple de nid protégé par la LPO d'Auvergne - Radio France
Un exemple de nid protégé par la LPO d'Auvergne © Radio France - Charlotte Jousserand

Avec le drone, cette opération ne prend que quelques minutes. Un gain de temps considérable qui permet selon Clément Rollant "de sécuriser plus de nids et donc de sauver plus de petits busards cendrés". Grâce au drone, les membres de la LPO peuvent voir les busards au plus près en vidéo, explique Aurélie Delaye, en service civique dans la structure, pour déterminer leur âge et savoir s'ils ont besoin d'être protégés où s'ils vont prendre leur envol bientôt.

Repérer les nids permet donc de les identifier dans les champs grâce à des bâtons pour délimiter un périmètre afin que l'agriculteur moissonne autour du nid. Cela permet aussi de protéger le nid des prédateurs tels que le renard, le sanglier ou les chiens errants avant que les poussins prennent leur envol.

Une quarantaine de nids sauvés cette année

En Auvergne, on compte 350 couples nicheurs explique Clément Rollant de la LPO, répartis sur la Haute-Loire, le Puy-de-Dôme et l'Allier. Selon Clément Rollant, une quarantaine de nids ont été protégés cette année dans la région. Le busard cendré est une espèce protégée depuis 1976.

La LPO travaille en accord avec les agriculteurs pour accéder aux champs et poser le grillage de protection autour des nids. La plupart du temps, l'action des défenseurs des oiseaux est bien perçue par la profession. Clément Rollant ne rencontre pas trop de problèmes surtout que le busard cendré est un allié pour l'agriculture car le rapace est "très territorial donc dès qu'il voit des corneilles sur son territoire, il les virent manu militari, il est donc un atout pour l'agriculture. Quand les agriculteurs ont des semis de maïs ou de tournesol près de nids de busards, ils voient un impact réel sur les dégâts que font les corvidés".

La destruction d'un nid est puni par la loi jusqu'à 1 an de prison et 75.000 euros d'amende.