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Environnement

Un navire océanographique va sonder la mer entre Jersey et le Cotentin

À partir de ce mardi, le Thalia, navire océanographique de l'Ifremer, va sonder les profondeurs au large des côtes de la Manche pendant une semaine. L'objectif est de voir l'impact des champs magnétiques des câbles électriques sous-marins sur les espèces.

Le Thalia va réaliser des mesures au large des côtes du Cotentin, sur le trajet des câbles électriques vers Jersey
Le Thalia va réaliser des mesures au large des côtes du Cotentin, sur le trajet des câbles électriques vers Jersey - Ifremer/Olivier Dugornay

Portbail, France

Avec le développement des projets liés aux énergies marines renouvelables (hydroliennes, parc éoliens off-shore, etc.), l'institut Ifremer cherche à mesurer l'impact des câbles sous-marins au large des côtes de la Manche. La mission se divise en deux : d'abord, des mesures sur trois câbles d'alimentation électrique entre le continent et Jersey ; d'autre part, un comptage des populations de homards sur le site hydrolien de Paimpol-Bréhat (Côtes-d'Armor). 

Ce mardi, trois scientifiques partent de Saint-Malo à bord du Thalia, un navire océanographique, direction Portbail. Ils vont balayer une zone qui surplombe trois câbles sous-marins qui alimentent Jersey en électricité, qui ont une puissance allant de 55 à 100 MW, et qui se trouvent parfois à 25 mètres de profondeur. Le relevé des mesures ne se fera pas sur tout le parcours des câbles, mais à certains endroits déterminés par des plongeurs. "On souhaite avoir une meilleure idée des perturbations que pourraient générer ces installations pour les milieux marins", explique Antoine Carlier, chercheur à l'Ifremer à Brest. 

Comptage des homards à Paimpol-Bréhat

Pour faire leurs mesures, les scientifiques sont dotés de deux appareils : le premier est tracté derrière le bateau, "une sorte de poisson traînant un long fil de 50 mètres, bardé de capteurs", explique l'Ifremer. Le second sera posé sur le fond, pèse 50 kilos, avec une base d'1,20 mètre d'envergure et restera immergé pendant 24 à 48 heures. 

L'objectif est donc de voir l'impact du champ magnétique des câbles sur les palourdes roses, les praires ou encore les araignées de mer. 

À quelques kilomètres de là, parallèlement, une équipe va procéder à des "plongées de comptage" des homards à Paimpol-Bréhat, sur la future ferme hydrolienne. Une centaine de matelas en béton tapisse le fond pour stabiliser le câble de raccordement électrique en vue de rapatrier l'énergie hydrolienne qui sera produite au large. "_Une centaine de homards a colonisé ces structures artificielles_, et la population se stabilise", commente Antoine Carlier. Une hydrolienne a été mise à l'eau fin avril pour une période de tests. Elle a été raccordée au réseau fin mai et sera prochainement mise en production. 

Le résultat de ces analyses sera publié à la fin de l'année 2019.