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Un projet d'extraction de granulats dans l'estuaire de la Gironde provoque la polémique

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Par , France Bleu Gironde

Une enquête publique vient d'être lancée pour autoriser un nouveau site d'extraction de granulats, non loin du phare de Cordouan, à l'entrée de l'estuaire de la Gironde. Les défenseurs de l'environnement dénoncent des risques d'érosion accrue.

L'estuaire de la Gironde à la pointe du Médoc
L'estuaire de la Gironde à la pointe du Médoc © Maxppp

Une enquête publique a été ouverte pour un projet de nouvelle extraction de granulats, dans l'estuaire de la Gironde. Deux sociétés, DTM (dragage transports et travaux maritimes) et Granulats Ouest, ont déposé une étude d'impact. Il s'agirait d'extraire des granulats sur 4,3 km2, entre le banc de la Coubre et les battures de Cordouan. Le projet a été baptisé concession du Matelier. Il viserait à remplacer un gisement que les deux sociétés exploitent déjà à quelques kilomètres, au large de la Pointe de Grave. La concession durerait 30 ans pour un volume autorisé de 500.000 m3 à extraire par an (13 millions en tout). L'enquête publique est ouverte depuis le 15 septembre, et jusqu'au 17 octobre prochain.

Un projet qui pourrait amplifier l'érosion selon ses détracteurs

Mais le projet fait polémique. Le maire de Royan Didier Quentin par exemple s'y est opposé publiquement. Il réclame une zone naturelle protégée sur l'estuaire. L'association "Une Pointe pour tous", compte bien se faire entendre également lors de cette enquête publique. Pour son vice-président Jacques Gervais, 2km de distance avec le littoral, c'est trop peu. Il y a la faune, la flore... et le tourisme à préserver.

"Le danger matériel le plus imminent, c'est l'érosion. Cela fera reculer le trait de côte. C'est très inquiétant."

Concrètement il s'agirait au final de creuser trois mètres en moyenne sur la zone exploitée. Mais pour Michel Perrot, de la société Granulat Ouest, l'impact est bien moindre que celle des tempêtes, par exemple.

"Nos modélisations montrent que cela ne touche pas au trait de côte."

Et, selon lui, la zone n'est pas sensible écologiquement. L'autorité environnementale a jugé l'étude d'impact globalement satisfaisante tout en soulevant quelques lacunes, notamment au sujet des espèces protéges comme les esturgeons ou les civelles.

 

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