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Un projet de champ photovoltaïque fait polémique sur le Larzac

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

La société Arkolia veut installer un champ de panneaux photovoltaïques sur la commune du Cros, à l'est du Caylar, sur le plateau du Larzac. Ce projet, baptisé Solarzac, a le soutien de la mairie, mais est descendu en flèche par les opposants.

Les Causses du Larzac sont des sites classés Natura 2000.
Les Causses du Larzac sont des sites classés Natura 2000. © Maxppp - Jean-Marc Lallemand

Le projet Solarzac proposé par la société Arkolia est rutilant. Elle propose d'installer un champ de panneaux photovoltaïques, qui fourniraient dès 2025 assez d'électricité renouvelable pour couvrir les dépenses énergétiques d'au moins 113.000 habitants.  S'ajoutent des retombées fiscales d'au moins 1,5 million d'euro et la création de 27 à 187 emplois. 

200 à 400 hectares de panneaux solaires

Arkolia présente trois scénarii possibles. Un projet de 220 hectares, un second de 400 hectares, et un troisième de cette taille qui couplerait centrale photovoltaïque et production gazière. Ceci s'implanterait dans la commune du Cros, sur le domaine de Calmels, domaine privé actuellement réserve de chasse entièrement clôturée. La mairie soutient cette initiative. 

Un installation sur un site Unesco 

Mais Solarzac est descendu en flèche par des citoyens, des associations de défense de l'environnement, la Confédération paysanne, mais aussi des élus locaux. Ces centaines d'hectares de panneaux solaires sont-elles compatibles avec le label Unesco qui protège les causses du Larzac ? Quel impact aura cette artificialisation sur la biodiversité locale, d'autant que le site est classé Natura 2000 ? Ils dénoncent un projet industriel démesuré, mais aussi l'opacité des démarches d'Arkolia, après la fuite de documents de travail envoyés par l'entreprise.

Deux mois de concertation

Une concertation préalable doit démarrer le 2 mai et jusqu'au 23 juillet, période pendant laquelle les citoyens des communes concernées pourront s'exprimer, commenter, voire questionner le maître d'ouvrage sur les différents aspects du projet. Cette concertation se fait sous l'égide de Bruno Védrine, garant neutre nommé par la commission nationale du débat publique. La société Arkolia aura ensuite deux mois pour apporter des réponses satisfaisantes aux questions des habitants.

"Pour nous, il y a une espèce de compromission dès le départ. Nous participerons à cette concertation, mais nous ne sommes pas dupes."

Toutefois, Bernard Ricau, du collectif "Terres du Larzac, terres de biodiversité, terres de paysan", se méfie. Cette concertation a été annoncée lors d'une conférence de presse organisée au domaine de Calmels, en présence de l'industriel, mais sans que des opposants au projet puissent venir. "Pour nous, il y a une espèce de compromission dès le départ. Nous participerons à cette concertation, mais nous ne sommes pas dupes, et nous nous mobiliserons de notre côté d'une autre façon." Ses camarades et lui se disent prêts à s'y opposer par tous les moyens, "pacifiques" précise Bernard Ricau. 

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