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Environnement

Un réalisateur affirme avoir des preuves de la présence de pumas dans le Gévaudan

Bruno Loisel est le réalisateur de "Puma, le fantôme du Gévaudan", diffusé vendredi 5 juillet sur Arte. Ce documentaire est le résultat de cinq ans d'enquête et le réalisateur est formel : des pumas vivent entre Haute-Loire, Cantal et Lozère.

La réalisateur de "Puma, le fantôme du Gévaudan", Bruno Loisel
La réalisateur de "Puma, le fantôme du Gévaudan", Bruno Loisel © Radio France - Alexandre Berthaud

Saugues, France

Bruno Loisel n'est pas homme à croire aux légendes animales. Attablé dans le centre-ville d'Yssingeaux (Haute-Loire), ville dont il est originaire, le réalisateur a passé plus de 20 ans comme réalisateur de documentaires animaliers sous les tropiques. Des animaux aux couleurs extraordinaires, des espèces rares, tout cela il connaît. 

Quand il évoque le Gévaudan, le puma, son ton est posé, sérieux, son regard franc, on devine son esprit et on voit son corps convaincu par ce qu'il avance. Pourtant, la formulation est incongrue : "Il existe des pumas dans le Gévaudan". Plus que persuadé, le réalisateur a mené une enquête extrêmement sérieuse, longue de cinq ans. Le résultat est diffusé sur Arte à 19 heures vendredi 5 juillet (disponible aussi ici sur le site d'Arte).

Un faisceau de preuves : le puma est là

Sans nous révéler le contenu du documentaire, on devine que l'assurance de Bruno Loisel se fonde sur plus que des intuitions, mais bien sur des preuves. "J'ai mis plus de sept mois à trouver une preuve au début de mon enquête", confesse le réalisateur. Mais il l'a trouvée : une empreinte, immédiatement envoyée à des experts pour analyse. Ils sont formels : c'est bien celle d'un puma. Des empreintes, des griffures sur les troncs d'arbres, il en trouvera d'autres, de différentes tailles. En fréquentant des spécialistes de l'animal, basé en Amérique, il parvient à fabriquer un "piège" hormonal qui attire le puma devant les caméras : "ça marche", glisse-t-il, mais refuse d'en dire plus. 

Il relève également des sons, des cris, qu'il fait analyser par d'autres experts. Une enquête de longue haleine, mais cinq ans plus tard après avoir été sollicité par des locaux pour son expérience sous les tropiques, le faisceau de preuve est suffisamment important pour conduire Bruno Loisel à affirmer que le puma existe en France. L'ensemble des relevés ont été effectués sous l’œil de lieutenants de louveterie, des officiers assermentés.

Des dizaines de témoignages

Ce reportage viendra confirmer plusieurs témoignages, "vingt-neuf en tout", précise le réalisateur. Le premier date de 2006, le dernier de mai 2019. Parmi tous ceux qui ont affirmé avoir vu la bête, un maire, lui aussi assermenté de par sa fonction. "Pour une raison qui m'échappe il n'a jamais été pris au sérieux". Bruno Loisel, devant les preuves, a prévenu la préfecture de Haute-Loire de la présence du puma, du résultat de son enquête. "Dans les pays où l'animal est présent, les autorités mettent des panneaux au bord des routes dans les territoires qu'il occupe", explique l'Altiligérien. Sans être agressif et prédateur de l'homme, le puma peut peser plus de 80 kilos et il est très rapide et puissant. Cette année, un VTTiste a été tué par l'animal dans le nord-ouest des États-Unis.

Le puma présent ailleurs en France ? 

Bruno Loisel va prendre une pause cet été mais à la rentrée, il compte bien poursuivre son enquête. "On a déjà d'autres preuves et témoignages qui ne sont pas dans le reportage diffusé sur Arte", explique celui qui a pour projet une suite, un long-métrage cette fois. "Il faut étudier l'influence de l'animal sur l'homme, c'est ce qui m'intéresse". Comment la présence d'un ou de plusieurs pumas modifie le comportement de l'humain, les histoires qu'il raconte, sa façon d'observer le monde ? Tout cela est au programme, avec probablement d'autres surprises. Selon Bruno Loisel, des témoignages d'autres régions de France feraient état de la présence du puma. "Que ça soit _en Creuse, entre Aveyron et Hérault, ou bien à Arcachon, l'enquête continue_", conclut le réalisateur. 

La seule question à laquelle il n'arrive pas à répondre, c'est "pourquoi?". Pourquoi cet animal présent exclusivement sur le continent américain serait présent en France ? Bruno Loisel a exploré des pistes de reventes d’animaux illégales, de cirques ayant perdu des bêtes, mais rien n'a abouti. Il penche pour l'hypothèse d'une possession illégale de cet animal, qui aurait ensuite été relâché.

Le storyboard du prochain long-métrage de Bruno Loisel est déjà en cours de création : en haut, un dessin d'un plan sur une empreinte de puma. - Radio France
Le storyboard du prochain long-métrage de Bruno Loisel est déjà en cours de création : en haut, un dessin d'un plan sur une empreinte de puma. © Radio France - Alexandre Berthaud