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Climat – Environnement

Une nouvelle centrale au bois pour les habitants de la métropole grenobloise

mardi 19 février 2019 à 15:44 Par Justine Dincher, France Bleu Isère

Une énorme centrale biomasse est en cours de construction dans la métropole grenobloise. D'ici un an, "Biomax" permettra de chauffer entre 15 et 20.000 logements et d'éclairer environ 10.000 foyers avec de l'énergie propre.

Cette centrale bio-masse doit être mise en service en mars 2020.
Cette centrale bio-masse doit être mise en service en mars 2020. © Radio France - Justine Dincher

Grenoble, France

C'est un projet pharaonique ! "Le plus gros investissement du mandat", dit Christophe Ferrari, le président de la métropole grenobloise. Une nouvelle centrale au bois est en cours de construction à l'intérieur du site du CEA à Grenoble (Isère). Cette centrale de cogénération, appelée "Biomax", est plus performante et surtout plus écologique.   

Un bois issu de la filière locale

Cette centrale permettra de chauffer entre 15 et 20.000 logements de l'agglomération et de fournir l'électricité à 10.000 foyers. La matière première sera du bois issu des forêts iséroises et un peu savoyardes. Ces résidus forestiers ressemblent à de gros copeaux de 5 à 10 centimètres de longueur. Ils seront ensuite séchés et chauffés à très haute température

La vapeur qui s'en dégagera permettra de produire de l'énergie. "Il s'agit d'un projet innovant de part les solutions technologiques mises en place", explique Nicolas Giraud, directeur du projet pour la compagnie de chauffage, "il est prévu sur la chaudière de condenser les fumées, c'est une solution très souvent mises en oeuvre sur des toutes petites chaudières individuelles, au gaz par exemple, et cela nous permet d'atteindre des rendements thermiques extrêmement élevés".

Les travaux de construction vont coûter environ 52 millions d'euros.  - Radio France
Les travaux de construction vont coûter environ 52 millions d'euros. © Radio France - Justine Dincher

La centrale sera raccordé aux 170 kilomètres de tuyaux du réseau de chaleur urbain, qui brûle aujourd'hui 65% d'énergies renouvelables.  Avec Biomax, ce taux passera à 75%. Elle remplacera l'ancienne chaufferie du CEA qui fonctionnait au fioul lourd. "Elle était extrêmement polluante et n'avait plus les autorisations. Il fallait la remplacer sur cette territoire qui est en profonde mutation avec le CEA, la Presqu'île, les constructions de logements. Aujourd'hui, on est dans un modèle complètement vertueux", explique Christophe Ferrari. 

18 mois de travaux

Le cours du bois étant moins volatile, sur la durée, que ceux du gaz et du fioul, il n'y aura donc pas d'envolée des prix avec ce nouveau mode de chauffage, assure le président de la métro : "avec cette énergie, les habitants seront protégés des aléas demain, du prix du cours du pétrole ou de carbone".

15 à 20.000 logements devraient être fournis en chauffage issu de cette nouvelle centrale. - Radio France
15 à 20.000 logements devraient être fournis en chauffage issu de cette nouvelle centrale. © Radio France - Justine Dincher

Biomax constitue le plus gros investissement sur le réseau de chauffage urbain depuis 1992, année de la mise en service de la centrale de la Poterne et de l'agrandissement de l'usine d'incinération des déchets d'Athanor, qui elles, fonctionnent toujours au charbon. Coût du chantier : 52 millions d'euros, en grande partie portés par la métro. La mise en service est prévue à la fin du mois de mars 2020, après 18 mois de travaux.