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Environnement

Une réserve de biodiversité dans les prairies de l’aéroport de Toulouse-Blagnac

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Par , France Bleu Occitanie

Sous les avions, la nature. 400 espèces sont recensées sur les 500 hectares de prairies sauvages qui bordent les pistes de l’aéroport. Ce serait la première réserve de biodiversité d’Occitanie.

400 espèces recensées dans les prairies sauvages de l'aéroport de Toulouse Blagnac
400 espèces recensées dans les prairies sauvages de l'aéroport de Toulouse Blagnac © Radio France - Olivier Lebrun

Toulouse, France

Les oiseaux perdus de nos campagnes, les insectes pollinisateurs, où sont-ils passés ? Ils ont trouvé refuge sur la zone aéroportuaire, sur les prairies vierges qui bordent les pistes. L'association Hop Biodiversité, caution scientifique de la compagnie aérienne d'Air France qui veille sur la faune et la flore de la zone aéroportuaire organisait une petite visite au cœur de ce monde méconnu.

Au bord des pistes, à l’ombre des avions qui décollent, Pia Favali, écologue, explore régulièrement les 500 hectares de prairies qui abritent 350 espèces végétales, dont quatre espèces d'orchidées, et  notamment l'Orchis lacté, classée vulnérable.

Des orchidées au bord des pistes de l'aéroport - Aucun(e)
Des orchidées au bord des pistes de l'aéroport - Hop Biodiversité

"On a une flore très très diversifiée, des fleurs des champs. Parce ce que la plateforme aéroportuaire n’est pas traitée aux produits phyto- sanitaires, il y a une richesse très importante des insectes pollinisateurs, de papillons. On s’est rendu compte avec les études qu’on fait et que l’on suit que sur des zones comme ici à Toulouse, il n’y a plus de prairies. L’aéroport représente donc une réserve pour la biodiversité."

Reportage avec les espèces qui peuplent les prairies de l'aéroport

89 espèces d'oiseaux fréquentent l'aéroport, dont l'Alouette des Champs, le Moineau friquet, l'Hirondelle rustique, très rare habituellement. Il y a aussi quatre espèces de chauve-souries, des batraciens, des lapins, des libellules, 42 espèces de papillons, et 10 millions d’abeilles présentes sur l’enceinte aéroportuaires.

Les papillons pululent sur la zone aéroportuaire - Aucun(e)
Les papillons pululent sur la zone aéroportuaire - Hop Biodiversité

De l’herbe haute et le renard pour sécuriser les vols

Chargé de l'entretien de l'aéroport, Jean-Christophe Thore veille à laisser l'herbe haute à 35 centimètres au lieu de 15, pour éviter les rapaces dangereux pour les avions. "Une fauche haute permet de ne pas attirer les oiseaux, puisque sur une prairie rase, tous les oiseaux peuvent se poser. Il faut créer des zones refuges où on va faucher une ou deux fois par an, pas plus pour permettre aux animaux de vivre en paix."

Rééquilibrer l'écosystème pour repousser le risque des rapaces pour la sécurité des avions - Aucun(e)
Rééquilibrer l'écosystème pour repousser le risque des rapaces pour la sécurité des avions - Hop Biodiversité

Désormais, le renard n'est plus sur la liste des nuisibles dangereux pour les avions explique Julia Seitre la coordinatrice de Hop Biodiversité

"Longtemps, les aéroports éliminaient leurs renards, un ennemi ancestral de l’homme, en plus susceptible peut être de faire des collisions avec les avions, jusqu’à ce qu’on se dise que laissant les renards évoluer sur les plateformes, ils vont manger les petits rongeurs, les petits rongeurs sont attractifs pour les rapaces, s’il y a moins de petits rongeurs, il y a moins de rapaces il y a moins de collisions en vol qui sont beaucoup plus dangereuses que celles avec un renard." Les renards deviennent donc l’un des outils de la sécurité aérienne.

Biodiversité ou greenwashing ?

Au moment où l’avion considéré comme trop polluant à mauvaise presse, cette campagne scientifique de l’association "Hop Biodiversité" n’est-elle qu’une simple opération de "greenwashing" de la part de la Compagnie filiale d’Air France ?

"Pas du tout", répond la coordinatrice de l’association. "Nous, ce que nous recherchons, c’est une prairie, des fleurs avec du Dicotylédone, des fleurs qui attirent les insectes et les papillons, et ça c’est rare. C'est ce que l’on montre et ce que l’on fait exister sur les zones aéroportuaires."

En quatre ans, Hop Biodiversité a engrangé plus de 23.000 données d'observation et recensé 2.300 espèces végétales et animales.

18 plateformes aéroportuaires ont déjà adhéré à cette démarche de biodiversité, dont Orly, Roissy, Castres, Perpignan, Carcassonne, Tarbes ou Montpellier.

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