Climat – Environnement

Vague de froid : sur le marché, sur les chantiers, les travailleurs sont transis

Par Aurélie Lagain et Jean-Pierre Burlet, France Bleu Vaucluse mercredi 18 janvier 2017 à 11:21

Sur un marché en pleine vague de froid (illustration)
Sur un marché en pleine vague de froid (illustration) © Maxppp - Olivier Blin

La vague de froid complique les conditions d'exercice de ceux qui travaillent dehors. Sur les marchés, sur les chantiers, il y a moins de monde.

De -3 à -10 ° ce mercredi matin au lever du jour en Vaucluse, et le mistral a renforcé la sensation de froid.

"Les légumiers ne sont pas venus" - un commerçant du marché

Des conditions de travail pénibles pour ceux qui s'affairent sur les marchés ou sur les chantiers, pour les facteurs... Tous ceux qui travaillent dehors.

Sur le marché de la Trillade à Avignon, seulement trois stands au lieu de six ou sept d'habitude : "Là vu le froid, les légumiers ne sont pas venus", précise un commerçant. Noëlle, qui perd sa voix dans le mistral, vend ses fruits bio sur le marché ne s'est pas posé la question de venir... ou pas : "C'est l'hiver, il fait beau, il y a le soleil... On sait ici qu'on a le vent tout le temps".

Reportage de Jean-Pierre Burlet

Sur les chantiers, des ouvriers... ou pas

Sur un chantier, Jean et Fabien manient la pioche et la pelle avec ardeur, ils creusent une tranchée pour une poser une conduite d'eau potable. Ils se sont équipés : "Pantalon Damart, chaussettes de ski, les grosses doudounes, le bonnet, les gants... Et on bouge!" Son collège renchérit :"Il faut subir un peu le froid, on a l'habitude, on sait comment s'habiller ! S'il fait vraiment trop froid, on a les véhicules pour se réchauffer."

"Trop froid !" - Un entrepreneur qui a renvoyé ses ouvriers au chaud

Mais près de là, dans un café, deux entrepreneurs tapent le carton "Ressenti -10° aujourd'hui, trop froid!". Mais après la partie de rami, il faudra s'y remettre, pas forcément dehors "Il y a toujours à faire, si ce n'est pas sur le terrain, c'est l'administration..."

Reportage de Jean-Pierre Burlet

Où sont d'ailleurs les ouvriers ? Rentrés chez eux. "Les ouvriers quand ils arrivent le matin au café, on ne peut que leur dire de rentrer à la maison et de rester au chaud!", explique Ali, le patron. "Le ciment ne prend pas, tu mets l'antigel, le ciment va être mouillé..."