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Environnement

Véronique Verdelet, maraîchère bio près de Nancy, se met "à la place des vers de terre"

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Alors que les experts sur le climat du GIEC appellent à réduire la dégradations des sols, notamment ceux destinés à la production alimentaire, rencontre avec Véronique Verdelet, maraîchère bio à Eulmont, qui met un point d'honneur à bien traiter la terre.

Des herbes aromatiques chez Veronique Verdelet à Eulmont près de Nancy
Des herbes aromatiques chez Veronique Verdelet à Eulmont près de Nancy © Radio France - Cédric Lieto

Eulmont, France

Le GIEC a donc rendu ce jeudi un rapport spécial sur le climat qui met en avant la dégradation des sols, notamment ceux destinés à l'agriculture. Des sols moins capables de capter le CO² et de permettre de produire durablement de la nourriture. Rencontre avec Véronique Verdelet, maraîchère bio à Eulmont près de Nancy, passionnée par la vie souterraine, quelques centimètres sous ses plants de tomates ou de basilic.

Du guano de chauve-souris

Ici, pas de produits chimiques mais un gros tas de compost (8 mètres cubes par an) et un engrais un peu spécial, des déjections de chauve-souris : 

"Ca sent vraiment pas bon. Mais c'est presque 13% d'azote, c'est un des meilleurs engrais organiques qui soit. Il est produit en Lorraine. La plante pousse plus vite grâce à l'azote mais il y a plus de vie dans le sol."

Un sol riche qui permet à Véronique Verdelet de tenir malgré la sécheresse et la canicule. Entre ces rangs d'herbes aromatiques et de légumes, la terre reste fertile, ni dure, ni poussiéreuse : 

"On vient de subir une sécheresse et le sol reste doux, souple. C'est à ça que je fais attention constamment. C'est pouvoir le manipuler, le travailler, parce que ça maintient de la vie et du coup, dès qu'il fera moins chaud, ça repartira."

Le retour de la traction animale

Véronique Verdelet qui peut compter sur une jument de trait pour l'aider lors des travaux plus physiques. La terre n'est jamais retournée, mais travaillée sur quelques centimètres : 

"Elle est plus lourde que mon tracteur mais elle ne tasse pas le sol. Parce que son poids est réparti sur les quatre sabots. C'est surprenant".

La maraîchère bio qui rêve dit elle "d'être un ver de terre" pour mieux comprendre ce qu'il se passe sous nos pieds. Véronique Verdelet qui aimerait que ce travail de maintien de la vie sous nos pieds soit également valorisé : 

"Il faudrait une volonté politique pour que ce travail de protection des sols soit rémunéré car c'est bien là qu'est le problème. Aujourd'hui, on propose des aides à la surface et pas à la qualité du travail fait. Si demain, on mesure la matière organique du sol, voilà. Aujourd'hui, ce travail n'est pas rémunéré."

C'est pourtant la garantie de pouvoir produire sur la durée et de ne pas stériliser les surfaces agricoles.