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Climat – Environnement

VIDÉO - Éoliennes au large de Dunkerque : un futur chantier titanesque avec un bateau qui a des jambes

lundi 25 mars 2019 à 2:51 Par Matthieu Darriet, France Bleu Nord et France Bleu

Le projet de parc éolien en mer avance à Dunkerque. Les candidats ont déposé leurs offres. Ils sont au moins six intéressés. Et sur le terrain, dans le port, ils sont de plus en plus présents. En ce moment, un navire spécialisé dans la pose d'éoliennes est visible au chantier naval Damen.

La navire Apollo, de l'entreprise belge Deme, est en maintenance aux chantiers naval Damen, à Dunkerque. Ce type de navire devrait servir pour le futur champ d'éoliennes au large de Dunkerque.
La navire Apollo, de l'entreprise belge Deme, est en maintenance aux chantiers naval Damen, à Dunkerque. Ce type de navire devrait servir pour le futur champ d'éoliennes au large de Dunkerque. © Radio France - Matthieu Darriet

Dunkerque, France

A côté d’un ferry transmanche, lui aussi en escale d’entretien, dans les chantiers navals Damen, l’Apollo est impressionnant, dans le port de Dunkerque. Avec ses 87 m de long et ses 42 m de large, il est spécialisé dans la construction de parcs éoliens en mer et le démantèlement de plate-formes pétrolières en Mer du Nord. 

Un bateau qui a des jambes

Le groupe Deme, possède ainsi cinq navires qui ont des jambes, raconte Jan Vandenbroeck, le patron de la filiale française du groupe belge : "C'est un bateau, donc il navigue. Et au moment où il arrive à destination,  ses pieux vont descendre jusqu'au fond. Ensuite, ce ne sont plus les pieux qui descendent, mais c'est le bateau lui-même qui va être soulevé pour former une plate-forme." 

Le bateau est à plusieurs mètres au-dessus de l'eau, pour se protéger des vagues, de la houle et des marées.

Une fois arrivé à destination, le navire Apollo pose ses quatre pieux au fond de l'eau. Ils lui servent pour monter au-dessus des vagues, de façon à ne plus flotter. - Radio France
Une fois arrivé à destination, le navire Apollo pose ses quatre pieux au fond de l'eau. Ils lui servent pour monter au-dessus des vagues, de façon à ne plus flotter. © Radio France - Matthieu Darriet

Ne plus flotter sur l’eau, c’est la clé pour ce navire qui supporte une grue géante capable de soulever l’équivalent de 800 voitures. Sous la coque, il faut donc de solides moteurs, explique Guillaume Fallourd,  conducteur de travaux chez Deme : "Le fait d'avoir quatre moteurs totalement indépendants, ça permet de garantir suffisamment de puissance pour se positionner, avec précision, près des structure existante en pleine mer." 

Un hôtel flottant

Une trentaine de marins suffisent pour mettre en oeuvre ce navire, mais avec les spécialistes chargés de poser les éoliennes, ce sont plus de 100 personnes qui se retrouvent à bord : "Sur l'avant du navire, on a un véritable hôtel, avec des cabines individuelles et un niveau de confort plutôt agréable. On a aussi une salle de gym, une salle de récréation et une cantine avec un très très bon niveau de nourriture."

Le plus commun c'est de passer six semaines en mer, avec un travail intensif, donc c'est quand même important d'avoir un minimum de confort dans l'hôtel.

Pour un chantier comme celui de Dunkerque, avec 80 éoliennes à poser, peut-être moins en fonction de leur puissance, un an de travail en mer s'annonce. Olivier Giraud est le directeur général de Quadrant énergies marines : "Peut-être que certaines pièces vont être fabriquées directement ici. Tout sera entreposé, puis pré-monté et chargé sur un bateau comme l'Apollo."

200 emplois de maintenance

Une fois que c'est construit, ce n'est pas fini : "Les éoliennes sont des objets mécaniques qu'il faut entretenir. Nous avons prévu de mettre en place notre base de maintenance, à Dunkerque avec une cinquantaine de personnes."

Il y aura aussi toutes les entreprises qui sont partenaires et qui vont représenter environ 150 emplois, sur les 35 ans d'opérations de ce parc.

Quadrant marine, Deme et Shell sont associés sur ce projet qu’ils ont baptisé "Moulins de Flandre". Ils ne sont que l’un des groupements candidats. L’Etat devrait faire un choix en juin ou septembre, avec l’idée que cela coûte le moins cher possible au contribuable. Mise en service annoncée pour 2024