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Climat – Environnement

Vidéo : France Bleu vous emmène à 300 mètres au-dessus de Paris pour un vol exceptionnel dans le ballon Generali

mercredi 20 septembre 2017 à 15:20 Par Émilie Defay, France Bleu Paris

A l'occasion de la journée nationale de la qualité de l'air ce mercredi, le ballon Generali situé dans le parc André Citroën à Paris (15e) a réalisé plusieurs vols scientifiques à 300 mètres de hauteur. France Bleu Paris a embarqué. La vue sur Paris est spectaculaire et la pollution bien visible.

A 300 mètres de haut, on distingue bien le nuage de pollution au-dessus de Paris
A 300 mètres de haut, on distingue bien le nuage de pollution au-dessus de Paris © Radio France - Emilie Defay

Paris, France

Le ballon s'élève lentement au-dessus du sol, dans le parc André Citroën (Paris 15e). Il est 9h00 ce mercredi matin. Pas un nuage, pas de vent. Les conditions sont idéales pour admirer la vue à couper le souffle sur Paris mais aussi voir la pollution. Elle forme une fine couche nuageuse orangée à l'horizon. "_C'_est comme une cloche à fromage,explique Nicolas Roulier, le pilote du ballon. Au-dessus, l'air est pur. En dessous, on est sous la cloche avec toutes les émanations de polluants"

En cette journée nationale de la qualité de l'air, le ballon Generali réalise plusieurs vols scientifiques à une hauteur exceptionnelle de 300 mètres, deux fois plus haut que d'habitude lors des vols avec le public. L'occasion de faire des relevés de la pollution plus poussés grâce à l'appareil de recherche embarqué à bord : le LOAC (Light Optical Aerosol Counter). Il permet de compter et d'identifier les particules ultrafines, celles qui ne sont pas mesurées par les capteurs habituels car elles ne font pas encore l'objet d'une réglementation. "Et pourtant ce sont les plus pernicieuses" explique Jean-Baptiste Renard, directeur de recherche au CNRS et chargé d'analyser les données. "Elles restent longtemps dans l'air et se déplacent beaucoup, contrairement aux particules plus lourdes qui restent à proximité du trafic routier".

  - Radio France
© Radio France - Emilie Defay

Ainsi, bien que l'instrument soit placé dans une zone assez éloignée du trafic, au milieu d'un parc, lors des épisodes de pollution de l'hiver dernier, il a détecté plus d'un million de particules très fines (supérieures à 0,2 mm) par litre d'air. En temps normal, il en mesure moins de 50 000 et quelques milliers seulement après un orage qui lessive l'air. L'hiver dernier a été marqué par des épisodes successifs de pollution de décembre 2016 à février 2017, à la faveur d'anticyclones persistants. Mais au-delà de ces pics, le vrai problème c'est la pollution de fond.

Le LOAC, l'appareil de recherche à bord du ballon qui mesure les particules ultrafines - Radio France
Le LOAC, l'appareil de recherche à bord du ballon qui mesure les particules ultrafines © Radio France - Emilie Defay

Et cette pollution touche tout le monde, prévient le Docteur Pierre Souvet, cardiologue et co-fondateur de l'Association santé environnement France (Asef). "Même si vous vous ne sentez pas malades, vous êtes impactés par la pollution". La pollution augmente ainsi le risque de maladies cardiovasculaires de 11%, le risque d'infarctus de 12% et d'accidents vasculaires cérébraux (AVC) de 19% notamment chez les patients jeunes, non-fumeurs. A cause notamment de ces particules ultrafines qui s'insinuent partout, jusque dans le cerveau. "On a ainsi mis en évidence un lien entre particules fines et maladies neurologiques comme Alzheimer", détaille le Docteur Souvet.