Climat – Environnement

VIDÉO - Les antinucléaires de l'ouest ont rendez-vous dans la Manche

Par Bénédicte Courret, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Cotentin et France Bleu vendredi 30 septembre 2016 à 16:54 Mis à jour le samedi 1 octobre 2016 à 13:40

Le chantier du réacteur "nouvelle génération" EPR est largement contesté par les militants anti-nucléaire.
Le chantier du réacteur "nouvelle génération" EPR est largement contesté par les militants anti-nucléaire. © Maxppp - Philippe Cherel

Pendant deux jours ce samedi et ce dimanche 1er et 2 octobre 2016, les militants antinucléaires de l’ouest de la France se sont donnés rendez-vous dans la Manche pour demander l'arrêt du chantier du réacteur EPR de Flamanville et, plus largement, l'arrêt du nucléaire.

Combien seront-ils ce samedi et ce dimanche à manifester contre le nucléaire dans la Manche ? La dernière fois qu’ils se sont rassemblés dans le Cotentin pour une manifestation nationale, c’était en 2006 et les écologistes étaient, selon les sources, 20.000 à 30.000.

Nucléaire stop !"

En 2006, le chantier du réacteur nucléaire "nouvelle génération" EPR de la centrale de Flamanville n’était pas encore lancé. Le permis de construire a été donné en 2007. Depuis, le chantier connaît de nombreux retards jusqu'à la découverte d'une vingtaine d'anomalies sur des équipements destinés à l'EPR (information révélée le 23 septembre). Ce chantier devait coûter 3,3 milliards d'euros et se terminer en 2012. Il a pris à ce jour six de retard et son coût a explosé : 10,5 milliards d'euros. Pour autant, l'arrêt total du chantier (réclamé par les antinucléaires) semble difficilement envisageable.

Sept autocars affrétés

Ce week-end, sept autocars sont affrétés par les associations rassemblées au sein du collectif antinucléaire. Ils viennent de Bretagne mais aussi du Mans, de Rouen, de Paris et même de Toulouse ou de Mulhouse. Tout le département de la Manche est marqué par l’industrie nucléaire, comme l'ensemble de la région Normandie (voir la vidéo).

Vidéo : Le nucléaire dans la Manche en 34 secondes