Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dans les rues de Strasbourg, ce mardi soir.

Attaque mortelle à Strasbourg : ce que l'on sait de la fusillade qui a fait au moins trois morts et 12 blessés

Climat – Environnement

VIDEO - Un rassemblement en soutien à Annie et Michel Pecheras, dans l'affaire des grenouilles de Grignols

samedi 14 avril 2018 à 17:19 Par Paul Barcelonne, France Bleu Périgord et France Bleu

150 à 200 personnes se sont rassemblées au lieu-dit Puy-Chérifel à Grignols, près de Saint-Astier, en Dordogne ce samedi après-midi. Une manifestation en soutien aux époux Annie et Michel Pecheras, condamnés par la justice à reboucher une mare.

La fameuse mare située au fond du jardin des époux Pecheras à Grignols, près de Saint-Astier
La fameuse mare située au fond du jardin des époux Pecheras à Grignols, près de Saint-Astier © Radio France - Paul BARCELONNE

Grignols, France

Ils se disent épuisés, à bout, fatigués. Annie et Michel Pecheras ont reçu le soutien de 150 à 200 personnes ce samedi après-midi dans leur propriété, située au lieu-dit "Puy-Chérifel" à Grignols, près de Saint-Astier. En décembre dernier, il y a 5 mois à peine, la cour de cassation a validé la décision de la cour d'appel de Bordeaux : ils doivent reboucher la mare centenaire, située dans leur jardin. Problème : le code de l'environnement leur interdit de toucher à ce point d'eau où vivent 8 espèces protégées de grenouilles. Le couple est totalement déboussolé

Une réunion de conciliation prévue en préfecture

"Nous sommes là aujourd'hui, mais nous pouvons revenir régulièrement" prévient Gérard Charollois, le président-fondateur de la Convention Vie et Nature, qui plaide pour "la paix des braves". Une réunion de conciliation est organisée à la préfecture de la Dordogne ce mercredi 18 avril. "Ces voisins utilisent des litiges de coqs qui chantent le matin, ou là en l’occurrence, de grenouilles, ce sont des litiges de voisinage, des gens qui ne s'aiment pas". La première réunion de conciliation n'avait pas pu se tenir en l'absence des voisins des époux Pecheras.

A peine 530 euros par mois pour vivre

Selon les époux Pecheras, leurs comptes bancaires sont saisis. Tant qu'ils ne rebouchent pas la mare, ils doivent payer 300 euros d'astreinte par jour. "Problème, si on rebouche, on tombe aussi sous le coup de la loi : 150 000 euros d'amende, 2 ans de prison pour destruction d'animaux protégés" plaide Michel Pecheras. Début janvier, la Sepanso, association protectrice de l'environnement, a eu une idée : faire une tierce opposition. Une procédure qui lui permet de demander un nouveau jugement devant la cour d'appel de Bordeaux. L'association estime qu'elle a un intérêt à prendre part à ce procès. Les époux Pecheras ont aussi écrit au ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot. "Il a de la lecture sur son bureau, on lui donne jusqu'au 10 mai, date limite pour nous répondre". 

VIDEO - Annie Pecheras : "La mare, elle est là... Alors, on va aller en prison ?"