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VIDÉO - Une nouvelle campagne de prévention en cas d'alerte nucléaire

Par Julie Guesdon, France Bleu Alsace, France Bleu Drôme-Ardèche, France Bleu Elsass, France Bleu Gard Lozère, France Bleu Gironde, France Bleu Isère, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Orléans, France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu Touraine, France Bleu Vaucluse et France Bleu mardi 12 janvier 2016 à 16:03

Les six réflexes à suivre en cas d'alerte nucléaire
Les six réflexes à suivre en cas d'alerte nucléaire - ASN

L'Autorité de sécurité nucléaire a débuté ce lundi sa campagne nationale de prévention en cas d'alerte nucléaire. En plus de la distribution d'iode dans les zones critiques, la campagne vise à rappeler les consignes de sécurité à suivre en cas d'incident.

L'autorité de sûreté nucléaire (ASN) a lancé ce lundi sa nouvelle campagne d'information et de distribution préventive de comprimés d'iode autour des centrales nucléaires françaises.  

Du 11 au 30 janvier, des réunions publiques d'informations sont organisées auprès des riverains et des établissements recevant du public, pour les communes situées dans un rayon de dix kilomètres autour d'un site nucléaire. Ces réunions sont l’occasion de présenter les modalités de retrait des comprimés d’iode et également de rappeler les réflexes  pour bien réagir en cas d’accident nucléaire.

Distribution d'iode pour les communes situées à moins de 10 km d'une centrale

Dès février, les habitants de ces communes recevront un courrier avec le bon les invitant à se procurer, en pharmacie, des comprimés d'iode. Puis de mars à septembre 2016, les habitants et les EPR qui n'ont pas retiré leurs comprimés seront de nouveau sensibilisés.

L'ASN a également rappelé les six réflexes à suivre en cas d'alerte nucléaire : en tout premier lieu se confiner dans un bâtiment dès que l'alarme retentit, en fermant portes et fenêtres et en coupant la ventilation. Il faut également se tenir informer en écoutant France Bleu, mais aussi France Info, en regardant France Télévisions ou en consultant le site internet de la préfecture - il est également conseillé de se doter d'une radio à piles, en cas de coupure électrique.

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Les autorités invitent aussi les habitants à ne pas aller chercher ses enfants lorsqu'ils sont à l'école, ceux-ci seront pris en charge par le personnel des établissements scolaires. De plus,  il faut limiter ses communications téléphoniques au strict minimum pour ne pas encombrer le réseau. Enfin, et uniquement sur instruction des pouvoirs publics, il faut prendre ses comprimés d'iode et se préparer à une éventuelle évacuation.

CARTE - Les zones à risque

Les conseils dispensés par l'Autorité de sûreté nucléaire s'adressent en particulier aux habitants qui vivent dans un rayon de dix kilomètres autour d'un site nucléaire actif, zones du plan particulier d'intervention (PPI) soit 500.000 foyers et établissements accueillant du public dans 500 communes françaises. Les zones concernées sont indiquées dans la carte ci-dessous. 

Toutefois, en cas d'incident nucléaire majeur, les autorités assurent qu'elles disposent de "stocks complémentaires suffisants pour couvrir les besoins de l’ensemble de la population française", répartis sur le territoire national. Sur ordre des pouvoirs publics, ils peuvent être distribués aux populations concernées.

Pour s'informer, deux canaux sont mis à disposition du public : un site internet, distribution-iode.com et un numéro vert, le 0 800 96 00 20.

En France, le gouvernement a décidé depuis 1997 d’organiser des distributions de comprimés d’iode pour les populations résidant dans un rayon de 10 km autour des centrales nucléaires. Ce rayon correspond à la zone du plan particulier d’intervention (PPI) dans laquelle des actions de protection et/ou de prévention seraient pertinentes dans les 24 heures suivant un accident nucléaire. Depuis 1997, la distribution préventive d’iode a été renouvelée en 2000, 2005 et 2009. 

Les incidents nucléaires, classés en sept niveaux, peuvent survenir lors du transport de matières radioactives, lors de leur utilisation en milieu industriel et lors d'un dysfonctionnement grave sur une installation nucléaire. 

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