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Climat – Environnement DOSSIER : Inondations de Nîmes le 3 octobre 1988

VIDÉOS - Les témoignages des habitants de Nîmes et des environs en octobre 1988

mardi 2 octobre 2018 à 17:27 Par Isabelle Lassalle, France Bleu Gard Lozère et France Bleu

Ils étaient présents lors des terribles inondations du 3 octobre 1988 à Nîmes ou dans ses environs et ils ont raconté ce qu’ils avaient vu et vécu, "Une situation dramatique, […] un sentiment de colère et d'impuissance, encore plus horrible que la peur".

Des soldats du 6e régiment étranger du Génie aident les habitants à nettoyer leurs habitations.
Des soldats du 6e régiment étranger du Génie aident les habitants à nettoyer leurs habitations. © AFP - Jacques Demarthon

Nîmes, France

Nîmois et habitants des alentours, ils ont vécu les inondations exceptionnelles du 3 octobre 1988. Dès la fin de la catastrophe, ils témoignaient et racontaient ce qu’ils avaient traversé et observé : la montée de l’eau, des torrents de boue, les maisons emportées, les voitures écrasées, des gens qui montent sur les toits, qui appellent au secours… et le sentiment d’impuissance, de ne pouvoir rien faire. Retour sur les témoins de l’événement, il y a trente ans.

"La route d'Alès semble avoir été pilonnée par un bombardement."

"La route d'Alès semble avoir été pilonnée par un bombardement. Il y avait de l'eau jusqu'au premier étage du building de la route d'Alès. Du building jusqu'aux collines d'en face, c'était un océan, avec tout ce que cela implique de maisons emportées, d'autobus renversés, de voitures écrasées, de gens sur les toits qui appellent au secours, de gens sur des pylônes qui appellent au secours, qui lâchent prise et qui disparaissent et dont on ne sait plus rien.

Enfin, c'était vraiment dramatique, un sentiment de colère et d'impuissance, c'est encore plus horrible que la peur. Je voyais un gars sur le toit d'une maison, qui visiblement appelait à l'aide, mais je ne pouvais rien faire. J'entendais un gosse hurler ‘Maman, Maman, au secours’, et je ne pouvais rien faire et c'est vraiment horrible d'être comme ça. On voit des gens en danger de mort, à portée de sa main, et on ne peut vraiment pas tendre cette main pour faire quelque chose."

"La situation va empirer rapidement entre 7h et 8h."

"Pendant six heures, un véritable déluge va s'abattre sur Nîmes et les environs avec toutes les conséquences que l'on sait : murs et maisons effondrés, rues et chaussées éventrées, logements, magasins, hôpitaux, parkings inondés, voitures et autobus bousculés et emportés, eau, téléphone et électricité coupés..."

"C’est un désastre."

Jean Bousquet, maire de Nîmes à l’époque raconte. "C’est un désastre comme Nîmes n’en a jamais vécu. Toutes les rues sont défoncées, il y a les pompiers, il y a les CRS, il y a l’armée, tous les services techniques. La ville de Montpellier nous a beaucoup aidés..."