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Culture – Loisirs

127.000 visiteurs depuis son ouverture à Toulouse, la Halle de la Machine cherche son rythme de croisière

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Par , France Bleu Occitanie

L'enthousiasme soulevé par les déambulations de l'Araignée et du Minotaure dans le centre-ville avait laissé entrevoir de belles promesses de fréquentation pour la Halle de la Machine à Toulouse. Entre les satisfactions et les ajustements, le patron François de la Rozière fait le point. Entretien.

Le Minotaure peut à présent évoluer de l'autre côté de la Piste, vers le chantier de Montaudran en direction de l'IRT.
Le Minotaure peut à présent évoluer de l'autre côté de la Piste, vers le chantier de Montaudran en direction de l'IRT. © Radio France - Bénédicte Dupont

Montaudran - Lespinet, Toulouse, France

Entre le 1er et le 4 novembre dernier à Toulouse, entre 800.000 et 900.000 personnes étaient descendues en ville pour admirer le spectacle des Machines, jusque là réservés en France aux Nantais. Quelques jours après, la Halle de Machines était inauguré devant un parterre de personnalités politiques et un public visiblement en attente. Près de neuf mois après, et tandis que le quartier Montaudran se métamorphose de semaine en semaine, le directeur artistique de la Compagnie de la Machine, François Delarozière, tire un premier bilan.  Entre le 9 novembre 2018 et fin juin 2019, 127.000 personnes sont venues à la Halle. La direction espère atteindre les 220.000 d'ici le premier anniversaire.

France Bleu Occitanie : Vous venez d'inaugurer un nouveau tronçon de la Piste des Géants. Vous semblez ému...

François Delarozière : "Oui, c'est un grand jour car pour la première fois avec le Minotaure, on a traversé l'ancien chemin Carrosse, pour passer de l'autre côté de la piste aéronautique, celle où se développe actuellement le projet urbain. Les visiteurs vont surtout pouvoir voir se construire ce nouveau quartier. C'est magique de voir cet être mécanique se balader sur un territoire et accompagner son développement. Les habitants de la place Terechkova vont être un peu soulagés aussi, car jusque là ils voyaient le Minotaure matin-midi-soir. Bientôt, on ira au bout, vers l'IRT Saint-Exupéry, puis à terme l'ancien chemin Carrosse presque piéton et enfin quand la troisième ligne de métro sortira de terre, le Minotaure passera devant la future station de métro, en prenant les voies de bus. Ce nouveau tronçon créera vraiment une traversée piétonne et cycliste entre le centre-ville toulousain presque, et Ramonville.

Êtes-vous jusque là satisfait de la fréquentation à la Halle de la Machine ?

Ça dépend. En 2018, on a explosé nos espérances, de plus de 20%. À l'inverse, le mois de mai dernier a été décevant. En revanche, les voyages à dos de Minotaure ont un succès fou, autour de 50-60% de plus que prévu. Au final, ça fonctionne bien, le public est présent, entre 350 et 1.000 personnes par jour. Un petit bémol de fréquentation globale c'est vrai, (NDLR : 127.000 visiteurs comptabilisés fin juin, soit environ 10% de moins que le prévisionnel qui table en moyenne sur 20.000 entrées par mois sur 11 mois d'exploitation), mais ce qu'il faut retenir c'est qu'il est compensé par de bons résultats à la boutique, à la restauration et à dos de Minotaure. On est un peu loin de tout encore... 

Depuis le 19 juillet, une grande expo-photos des 20 ans de la Compagnie, avec des photos de Nantes, Liverpool, le Japon, la Belgique, et Toulouse bien sûr. - Radio France
Depuis le 19 juillet, une grande expo-photos des 20 ans de la Compagnie, avec des photos de Nantes, Liverpool, le Japon, la Belgique, et Toulouse bien sûr. © Radio France - Bénédicte Dupont

Justement, n'y a t-il pas moyen d'améliorer la signalétique pour mieux orienter les visiteurs ?

Oui, on travaille avec la Métropole, notamment pour mieux indiquer les parkings. On a un parking gratuit, je souhaite qu'il le reste. C'est vrai qu'on n'est pas dans le centre-ville comme à Nantes, où des millions de personnes peuvent passer par le circuit touristique. Ici c'est plus compliqué, il faut prendre sa voiture. Mais nous sommes dans un quartier en mutation.

Et pour rafraîchir les visiteurs? Il fait chaud sur votre parvis....

Dans la Halle, il ne fait pas trop mauvais, les grandes casquettes font de l'ombre malgré le verre. Ce qui serait intéressant, ce serait qu'on récupère les espaces sous les arbres dehors pour que les gens puissent pique-niquer, passer du temps à l'ombre. On va aussi bientôt ressortir nos brumisateurs qu'on avait utilisés au Grand Palais quand il faisait 40° à Paris.

Il parait que les fortes chaleurs ont donné des vapeurs à votre Minotaure cet été ?

C'est vrai, le Minotaure a eu des problèmes de surchauffe, on a dû arrêter quelques voyages, aussi à cause du vent. On a fait venir un spécialiste, il a identifié le problème, ça se passe au niveau du "système nerveux", des échauffements de certaines zones du cerveau du Minotaure. On a donc tout simplement installé de petits ventilateurs. Le problème est réglé. 

Vous avez démarré cet été des concerts gratuits les vendredi et samedi soirs. Est-ce une stratégie commerciale pour attirer un autre public?

Ce sont des concerts gratuits, éclectiques avec des groupes électro, jazz ou musiques du monde. C'est très familial, on sort les barbecues, les grillades, les tireuses à bières, les glaces. Tout ce qu'on peut faire gratuit, on le fait, comme le théâtre de rue, notre formation d'origine. On voudrait rendre le lieu le plus vivant possible, inciter à venir un public qui ne s'intéresse pas forcément à la Halle aussi. Il n'y a pas de stratégie commerciale sur ces concerts-là, ça ne représente pas une rentrée d'argent significative. C'est gratuit mais en contre-partie on vend de la restauration, voilà. 

Va t-on revoir les Machines dans les rues de Toulouse ?

Nous, on est partants, on l'espère même. Ça ferait plaisir aux habitants, aux commerces, aux hôtels. Mais c'est une question de financement car bouger des machines comme ça, créer les conditions de leur venue en ville, cela demande beaucoup de travail en amont et de l'argent. En matière de personnel, de sécurité, cela se chiffre vite à plusieurs centaines de milliers d'euros pour une simple sortie, et à plusieurs millions pour un spectacle".

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