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Culture – Loisirs

13 juillet 2004 : le jour où le Tour de France arrivait à Guéret

vendredi 13 juillet 2018 à 5:12 Par Tommy Cattaneo, France Bleu Creuse

Le peloton du Tour de France se dirige vers le nord de la France. Les coureurs ne passeront donc pas par la Creuse cette année, mais il y a 14 ans jour pour jour, l'arrivée s'était jouée au sprint à Guéret. Ceux qui l'ont vécu parlent d'un tournant pour le cyclisme dans le département.

Robbie McEwen (en vert) franchit le premier la ligne à Guéret, le 13 juillet 2004.
Robbie McEwen (en vert) franchit le premier la ligne à Guéret, le 13 juillet 2004. © Maxppp - GERO BRELOER.

Guéret, France

Le Tour de France continue. Septième étape ce vendredi : 231 kilomètres entre Fougères et Chartres. Cette 105ème édition de la Grande Boucle est donc bien loin de la Creuse. Il y a 14 ans jour pour jour, pourtant, le Tour s'arrêtait dans le département. C'était le 13 juillet 2004 : une étape entre Saint-Léonard-de-Noblat et Guéret, la ville d'arrivée. 

"Le Tour de France, c'est le deuxième événement le plus médiatisé au monde, après la Coupe du monde de foot" - Eric Gaulier, président du comité de cyclisme de la Creuse.

"Moi je ne retiens que les visages des enfants, leurs yeux qui brillent, la joie de voir tout ce dispositif,  les barrières, les radios ..." se souvient Eric Gaulier, actuel président du comité de cyclisme de la Creuse et éducateur au club de la Souterraine à l'époque. Il était avec des jeunes des clubs du coin tout près de l'arrivée. "C'est à ce moment-là qu'on a vu qu'il fallait construire quelques chose pour nos jeunes."

Grâce au passage du Tour, les clubs locaux se sont structurés et des courses comme le Mini Tour Creusois ont pu voir le jour. Quant au nombre de licenciés, il était de 300 en 2004, contre environ 500 aujourd'hui. "Le Tour de France, c'est le deuxième événement le plus médiatisé au monde, après la Coupe du monde de foot", poursuit Eric Gaulier.

Seul petit bémol : les retombés économiques n'ont pas été à la hauteur des espérances de la Ville de Guéret. "Tout ça passe quand même très vite", confie le maire Michel Vergnier. "Les gens qui suivent le Tour arrivent la veille et repartent juste après l'arrivée des coureurs. Quant à la caravane, elle est là quelques heures avant, et repart une fois la ligne d'arrivée franchie."

Le Tour, de retour à Guéret ?

Malgré cela, Michel Vergnier espère bien voir revenir le Tour dans sa ville. "J'ai redemandé les années suivantes, mais c'est compliqué." Beaucoup de villes sont candidates, et la priorité est donnée à celles qui n'ont jamais eu le Tour de France.  Le nombre d'étape dépend aussi du parcours, qui est limité en termes de distance ce qui réduit encore les chances des villes d'être sélectionnées. 

Raymond Poulidor, lors de la présentation du parcours du 105ème Tour de France, en octobre 2017. - Maxppp
Raymond Poulidor, lors de la présentation du parcours du 105ème Tour de France, en octobre 2017. © Maxppp - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/

"Il y a au moins une centaines de demande chaque année", explique Raymond Poulidor, Creusois d'origine. "Il y a des règlements de la Fédération : les coureurs n'ont pas le droit de dépasser un certains kilométrage, c'est pour ça que le Tour fait facilement 1 000 kilomètres de mon qu'il y a quelques années. Donc on ne peut pas faire passer la course partout où on voudrait."

En 2004, le passage du Tour de France avait coûté environ 600 000 euros, dont plus de 100 000 rien qu'à la Ville de Guéret. Mais ça vaut le coup selon le maire : tout le monde parle de la ville et du département, capable d'accueillir un événement d'envergure internationale.