Culture – Loisirs

29e édition des Nuits de Nacre... sous haute surveillance

Par Nicolas Blanzat, France Bleu Limousin mercredi 14 septembre 2016 à 19:18

Des nouvelles mesures de sécurité pour cette édition 2016
Des nouvelles mesures de sécurité pour cette édition 2016 © Radio France - Nicolas Blanzat

La 29e édition des Nuits de Nacre s'ouvrira ce jeudi soir, à Tulle, et jusqu'à dimanche. Le festival sera marqué cette année par la mise en place d'un gros dispositif de sécurité, comme sont désormais tenus de le faire tous les organisateurs de ce genre de manifestation.

C'est l'accordéoniste Roland Romanelli qui inaugurera les Nuits de Nacre 2016, ce jeudi soir à 18h au chapiteau Magic Mirrors. Cette 29e édition, promettent les organisateurs, ne changera en rien sur le fond avec une programmation pour tous les publics. Mais sur la forme, attendez-vous à du changement si vous allez sur place, particulièrement en matière de sécurité.

30 militaires, un plan d'accès largement revu

Parce que les Nuits de Nacre n'échappent pas à la tendance générale dans le contexte de menaces que chacun connaît. D'autant que le festival se déroule majoritairement dans des lieux ouverts, dans les rues de Tulle. Ainsi, trente militaires sont affectés à la surveillance du festival, dans le cadre de l'opération Sentinelle. "Il va y avoir un barriérage différend, un site qui est un peu sacralisé avec des contrôles d'ouverture de sac, des contrôles aléatoires", détaille Gérard Gannet, le président de l'association organisatrice du festival. "Cette réflexion a été portée conjointement par les services préfectoraux, municipaux, par les police nationale et municipale", poursuit-il.

"C'était la solution pour que le festival perdure"

Il y a une dizaine de réunions en un mois pour arrêter le dispositif. "On a passé 28 éditions à ouvrir le festival, et cette année on nous demande de le fermer un petit peu. C'était la solution pour que le festival perdure", explique Pierre Fleygnac, le directeur technique des Nuits de Nacre, qui a passé quelques nuits blanches pour mettre tout ça en ordre. "Il a fallu revoir la fermeture de la ville, la circulation réglementée, etc." Le public sera donc bien plus contraint que ce qu'il a pu l'être jusqu'à présent. Et pour l'organisation, ces dépenses de sécurité représentent "au bas mot **6.000€"**, indique Gérard Gannet. Inévitable dans le contexte du moment.