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Culture – Loisirs

Trois idées reçues sur les 28e Rencontres Cinématographiques de Dijon

mardi 6 novembre 2018 à 13:15 Par Thomas Nougaillon, France Bleu Bourgogne

Des films, des conférences, des débats pendant t jours. C'est ce mercredi 7 novembre 2018 que démarrent les 28es Rencontres Cinématographiques de Dijon. C'est peu de dire que ces rencontres organisées par la société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs véhiculent pas mal d'idées reçues.

Les rencontres cinématographiques de Dijon. Francois Rebsamen, maire de Dijon, Michel Hazanavicius, Robert Guedigian et Valerie Donzelli lors d'une précédente édition.
Les rencontres cinématographiques de Dijon. Francois Rebsamen, maire de Dijon, Michel Hazanavicius, Robert Guedigian et Valerie Donzelli lors d'une précédente édition. © Maxppp - Philippe Bruchot

21000 Dijon, France

A l'occasion du démarrage des Rencontres Cinématographiques de Dijon, nous avons soumis "Trois Idées Reçues" à Mathieu Debusschère, délégué général de la société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs (ARP) organisatrice de l'événement.

Ces rencontres cinématographiques sont un rendez-vous "élitiste".

Mathieu Debusschère : C'est vrai! En tout cas je sais que c'est perçu comme quelque chose de très élitiste mais en réalité je pense que ça ne l'est absolument pas. Les questions qu'on se pose à Dijon ne concernent pas seulement les cinéastes ou quelques petites organisations de boutiquiers qui ne seraient là que pour garder un peu d'argent pour le cinéma. L'intérêt de ces rencontres c'est de travailler sur le monde de demain qui sera un monde de plateformes, un monde d'algorithmes. Alors qu'on a d'ores et déjà tendance à imposer tout un choix d’œuvres culturelles, nous pensons que les spectateurs où qu'ils se trouvent sur le territoire Français, ont le droit d'avoir accès à la diversité culturelle. Donc les questions que l'on se pose à Dijon peuvent paraître très techniques et très élitistes. Mais ce sont, j'en suis convaincu, des sujets qui -en fait- concernent l'ensemble des citoyens Français.

"Que la salle de cinéma ne devienne pas une sorte de parc d'attraction"

Justement, le cinéma tel qu'on le connaît aujourd'hui, et tel qu'on apprécie de s'y rendre, n'a plus d'avenir. De nos jours tout passe par le numérique et c'est dans son salon qu'on va au cinéma... devant son ordinateur.

Je ne le crois pas. Je pense que le cinéma a au contraire un grand avenir devant lui. Mais je suis persuadé que notre conception des œuvres de cinéma et d'autre part notre conception de la sortie "aller en salle de cinéma pour voir un film" sont en train de muter. Aujourd'hui, en tout cas pour ce qui est des œuvres licites, beaucoup d’œuvres disponibles se trouvent sur des plateformes comme Netflix. On ne le nie absolument pas parce que Netflix est aussi une richesse pour l'accès aux œuvres et la diversité culturelle. Ce qu'on souhaite, simplement, c'est que la salle de cinéma -et ça c'est un vrai enjeu- ne devienne pas une salle dans laquelle vous ne trouverez plus que des gros films Américains. Bref, il faut éviter que la salle de cinéma devienne une sorte de "parc d'attraction visuel".     

Le soucis c'est que le cinéma Français à l'international, ça ne marche pas. Et du coup cela créé des tensions au niveau du marché national...

Alors ça c'est assez faux dans les faits. Cela dépend tout d'abord de ce que l'on appelle "cinéma Français". Je pense par exemple au film "Elle" de Paul Verhoeven avec Isabelle Huppert. C'est un film d'un réalisateur Néerlandais qui était produit jusqu'à présent en compagnie de grosses productions aux Etats-Unis. Et Paul Verhoeven, pour continuer à produire les films qu'il désire, a du venir en France. Les films de Nanni Moretti, les films de Ken Loach sont également des films qui sont produits grâce à la France, grâce à des producteurs, grâce à des distributeurs Français! Donc quand on parle de cinéma Français en réalité c'est aussi tout ce cinéma de la diversité qui existe grâce à la  France. Et ce cinéma là, s'exporte énormément! 

Mathieu Debusschère délégué général de l'ARP - Aucun(e)
Mathieu Debusschère délégué général de l'ARP - Capture Twitter
  • Ce mercredi 7 novembre 2018 à 6H23 et 7H42 vous entendrez nos "Trois Idées Reçues" avec Mathieu Debusschère sur France Bleu Bourgogne (98.3, 103.7) A retrouver également ci dessous.

Mathieu Debusschère répond à nos "Trois Idées Reçues"