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Culture – Loisirs

30 ans de la chute du Mur de Berlin : souvenirs de Berrichons !

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Par , France Bleu Berry, France Bleu Touraine

Il y a trente ans, le Mur de Berlin tombait. Evènement majeur, qui a changé le cours de l'histoire, auquel ont participé plusieurs Berrichons.

Le Lochois David Dewitte, photographe amateur, était à Berlin en novembre 1989
Le Lochois David Dewitte, photographe amateur, était à Berlin en novembre 1989 - David Dewitte

Vierzon, France

Ils s'appellent Jean, Hugues ou David. L'un était élu berrichon, le second professeur d'allemand, le troisième militaire. Chacun d'eux s'est retrouvé au cœur de l'événement de ce mois de novembre 1989 : la Chute du Mur de Berlin. Ils nous racontent leurs souvenirs. 

David Dewitte, le militaire photographe

C'est ce qui s'appelle être au bon endroit au bon moment. En novembre 1989, David Dewitte a une petite vingtaine d'année. Il fait son service militaire et le hasard veut que cela soit à Berlin. Le jeune homme est passionné de photo et il est parti avec son appareil. "J'ai pris des photos tout le temps, avant, pendant et après la chute du Mur. C'était très intéressant. J'étais dans un événement historique". 

Parmi toutes les images qui l'ont marqué, il se souvient de ce mouvement de liesse : "Les gens qui, tout de suite, grimpent sur le mur. Les soldats de l'Est qui ne savent pas trop comment réagir, ce que cela va donner... et puis la foule les jours qui ont suivi. Pendant deux semaines, on avait l'impression d'être complètement envahi par les Allemands de l'Est : on ne pouvait plus circuler, prendre le métro... Les Allemands de l'est découvraient le monde occidental..."

David Dewitte revient d'Allemagne un an plus tard, avec dans son sac, des dizaines de clichés, mais aussi de nombreuses cartes postales de la construction à la chute du Mur. Devenu fraiseur à Loches, il a rassemblé ses souvenirs pour une exposition à compter de ce samedi 9 novembre jusqu'au 27 décembre à la Médiathèque de Chatillon-sur-Indre. L'entrée est gratuite

Hugues Dallois, une enfance allemande

Quand il se souvient de ce jour de novembre 1989, Hugues Dallois a encore de l'émotion dans la voix. Enfant, il a grandi en Allemagne où son père, militaire de carrière, était déployé. Il y a gardé de très fort lien d'attachement et une véritable passion pour la langue de Goethe. Devenu professeur d'allemand, le jeune homme se rend très fréquemment outre-Rhin. Mais en novembre 1989, il est à Vierzon : "Depuis quelques semaines, on sentait qu'il allait se passer quelque chose. Alors je suivais les informations à la télé et à la radio. Déjà, dans l'été, on avait vu le flot de réfugiés passés par la Hongrie... Et puis le hasard a voulu que je sois devant ma télé ce soir là, et que je suive en direct l'événement, vers 23 heures. C'est moi-même qui est appelé mes amis allemands qui étaient endormis et n'étaient pas au courant. Ils n'en croyaient pas leurs oreilles ! Ils se sont mis devant leur télé et on a papoté chacun devant nos télés respectives de l'événement !"

De ce soir là, Hugues conserve intact le souvenir de l'émotion qu'il a ressenti : "C'était un très très grand bonheur, un espoir extraordinaire. Et avec le recul, une illusion totale. On avait l'impression que les Allemands de RDA allaient pouvoir garder quand même ce qui allait -parce que tout n'était pas à jeter, il y avait des choses bien- mais gagner leur liberté..."

Aujourd'hui encore, Hugues Dallois repère des traces du Mur dans la culture des allemands de ex-RDA : "Quand vous regardez les carrières des gens, il faut reconnaître que les ex allemands de l'Est ont encore un peu de ressentiments. La plus part des grandes unités de production ou des chefs de grandes entreprises viennent de l'Ouest. C'est toujours pareil. C'est un ressentiment qui est davantage vis-à-vis de l'Allemagne de l'Ouest que de l'Occident". 

Jean Rousseau : histoire d'un jumelage avec la RDA

L'ancien maire de Vierzon, Jean Rousseau, n'était pas encore élu quand la municipalité a décidé, dans les années 1950, de se jumeler à la fois avec une ville de RFA et une ville de RDA.  Membre du comité de jumelage dès les années 1970, il participe à plusieurs reprises à des voyages dans les villes sœurs, notamment à Bittefeld, en RDA. Il se souvient parfaitement de celui de l'année 1990 : 

"Nous avions été invité à participer aux cérémonies du 1er Mai. Il y avait les officiels, une fanfare,etc. Mais la foule se désintéressait complètement de ce qui se passait sur la place. Tous s'agglutinaient auprès des stands de commerçants venus de l'Ouest pour l'occasion et qui vendaient des produits alimentaires, de la vaisselle et des vêtements provenant de l'Ouest

Mais il faudra attendre 1991 pour que les Allemands de Bitterfeld viennent en visite à Vierzon : "C'était la première fois qu'ils venaient en France et qu'ils rencontraient la délégation de l'autre ville jumelle, Rendsburg, d'ex-RFA."

Pour Jean Rousseau, le mur a laissé des séquelles dans l'esprit des allemands de l'Est : "Je crois qu'il reste encore une sorte de complexe d'infériorité en ex-RDA par rapport au reste de l'Allemagne, parce que les ressources étaient beaucoup plus faibles là bas."

Depuis, le jumelage continue de nourrir de nombreux échanges entre les trois villes et les Allemands de Bitterfeld sont encore venus en septembre dernier rendre visite à leurs amis Vierzonnais. 

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