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À Duravel dans le Lot, il faut être résident de la commune pour cueillir les champignons

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Depuis quelques années, les habitants de Duravel ont mis en place un système de carte pour la cueillette des champignons dans la commune. Une manière de réguler les passages dans des bois autrefois très, voire trop fréquentés.

Une carte d'adhésion pour cueillir les champignons à Duravel.
Une carte d'adhésion pour cueillir les champignons à Duravel. © Radio France - Marius Delaunay

De l'aveu-même du président de Duravel Nature, "on avait parfois l'impression d'être envahis". Henri Radet a connu des années où les visiteurs et les cueilleurs de la région venaient en effet en nombre dans les bois de Duravel, cette petite commune du Lot à la frontière du Lot-et-Garonne et de la Dordogne. 

Plus de 800 hectares de bois

Duravel compte en effet près de 875 hectares de bois, entre parcelles domaniales mais aussi des terres agricoles. Des bois réputés pour leurs nombreux coins à champignons et pour la qualité de ces derniers, notamment les cèpes et les girolles. 

Des bois si réputés que tous les curieux venaient il y a encore peu de toute la région, toulousaine y compris. "On a vu des cars entiers, même des cueilleurs qui revendaient pour les restaurants", selon Eric Darques, secrétaire de l'association Duravel Nature. Une pratique évidemment illégale. La tension est parfois montée jusqu'aux menaces verbales et physiques. 

"Il y a eu des abus, c'est sûr. Jusqu'à crever des pneus" - Anne Roussille, une résidente de Duravel. 

Fatigués, de nombreux habitants ont donc décidé il y a huit ans de former leur propre association, Duravel Nature. Une association dotée de son propre règlement intérieur et qui a surtout mis en place un système de cartes pour les résidents de la commune. 

Le reportage à Duravel dans le Lot

Plus d'une centaine d'adhérents

Près de 125 personnes ont pour l'instant adhéré à ce système, propriétaires et locataires de la commune tout compris. Et trois gardes sont également présents pour patrouiller et surveiller les innombrables bois de la région. 

Des gardes assermentés qui peuvent dresser des PV si besoin. "Seulement deux à ce jour" selon Pierre Brousse, le plus expérimenté de tous. "Il s'agissait de personnes qui n'avaient vraiment pas été correctes". En huit ans, une trentaine d'avertissements ont été donnés à des cueilleurs trop imprudents, sans jamais aller plus loin. "Le but, ce n'est pas non plus de jouer au sifflet", glisse Pierre Brousse. 

De manière générale, les membres de Duravel Nature se félicitent en tout cas de ces cartes de cueillette. Un système unique dans la région qui a limité le nombre de cueilleurs et qui a permis le limiter les dégâts sur les sols. "Ils étaient véritablement défoncés avec tout ce monde", confie Eric Darques. 

La régulation a maintenant permis de les protéger et de retrouver une qualité de cueillette perdue depuis des années. Et l'initiative fait même des émules un peu partout en France, puisque Henri Radet, le président de Duravel Nature a également reçu des appels de particuliers venant d'Aveyron, de Haute-Loire ou encore du Cantal pour savoir comment fonctionnait le système de cartes. 

Henri Radet, le président de Duravel Nature au sujet de la carte de cueillette

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