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Culture – Loisirs DOSSIER : À l'école de l'AJA

À L'ÉCOLE DE L'AJA - Quand la famille habite loin d'Auxerre

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Par , France Bleu Auxerre

ÉPISODE 13 - Les jeunes qui intègrent le centre de formation de l'AJA ont parfois le blues, surtout au début. Mais du coté des familles, l'éloignement peut aussi être difficile à gérer.

De gauche à droite, Uvèsu, Kafiné et Yao METSOKO. La famille d'Idjessi, attaquant des 17 ans nationaux de l'AJA
De gauche à droite, Uvèsu, Kafiné et Yao METSOKO. La famille d'Idjessi, attaquant des 17 ans nationaux de l'AJA © Radio France - Damien Robine

yonne

Dans la famille Metsoko, Idjessi est arrivé au centre de formation de l'AJA il y a deux ans, en provenance de Saint-Ouen, en région parisienne. Kafiné, sa maman, se souvient de cette période, un peu compliquée pour elle. "Il est quand même parti jeune de la maison. Il n'avait que 15 ans. On le sait une maman et son enfant ont un lien très fort et donc c'était un peu difficile au début. Mais j'ai réussi à passer ce cap, pour lui, dans son intérêt".

La séparation est difficile aussi, au début, pour Uvèsu, le frère ainé d'Idjessi. "On est dans la même chambre dans des lits superposés. Je suis en haut il est en bas. Je me réveille, il est pas en bas. Je joue à la playstation tout seul, je fais mes loisirs tout seul. Alors oui au début c'était difficile, mais on s'habitue. On s'appelle tout les jours. Tout les jours sur les réseaux sociaux, Snapchat, donc ça va"

"On est là pour soutenir notre fils, pour lui donner plus de force " - Yao, le père d'Idjessi 

Et puis la région parisienne ce n'est pas si loin. L'AJ Auxerre aide financièrement la famille en remboursant cinq allers-retours durant l'année. Mais les Metsoko se déplacent davantage pour venir soutenir Idjessi. Spécialement lorsque les "17 ans nationaux" de l'AJA disputent un  match à enjeu, comme samedi dernier face au leader lyonnais. Pour son père, Yao, c'est tout naturel d'être présent. 

"C'est vrai qu'il y a le plaisir de venir partager quelque chose qu'il a choisi. Et en même temps, c'est un devoir pour nous, qui sommes parents, d'être à ses côtés. Qu'il se sente vraiment soutenu, accompagné, encouragé. Tout ça permet de lui donner plus de force, pour qu'il puisse se projeter dans l'avenir"

Aujourd'hui les parents ont le sentiment qu'ils ne se sont pas trompés, en permettant à leur fils d'intégrer le centre de formation de l'AJA. "Il a changé. Il a acquis de la maturité. Sans doute le fait de vivre en collectivité. Ça lui permet d'avancer". 

Il doit améliorer son pied gauche et son jeu de tête selon son frère Uvèsu

Question football, là aussi, la progression est nette selon Uvèsu. Il porte un regard objectif sur son frère. "Oui ça se voit, il a pris du niveau. Dans son jeu, dans les transversales, dans ses frappes, ça se voit vraiment. La précision des tirs aussi. Par contre, il doit encore améliorer son pied gauche et son jeu de tête. Mais sinon, il a vraiment progressé".

A l'école de l'AJA - Quand la famille habite loin d'Auxerre

Il est même le meilleur buteur, pour le moment, du championnat national des 17 ans, avec 19 réalisations. 

Maintenant, est-ce qu' Idjessi va réaliser son rêve et passer professionnel ? Ce que sait Yao, c'est que ce n'est pas à la famille d'en décider. "Nous le soutenons justement dans cette voie, dans cette perspective. Et nous espérons que l'année prochaine ou plus tard, il passe en professionnel". 

En attendant la formation se poursuit sur le terrain. Avec, malheureusement, une défaite 3-0 samedi face au leader lyonnais qui est venue un peu gâcher les retrouvailles. Idjessi, surtout, était déçu pour ses parents et pour son frère. "Ça fait du bien de les voir, mais il y a de la déception. Ils ont fait tout ce trajet pour voir ce résultat négatif. Je suis quand même content qu'ils soient là".

La famille est là pour supporter le joueur, pas pour donner des consignes de jeu

Enfin, du côté de l'encadrement de l'AJ Auxerre, on encourage, bien entendu, les parents quand ils habitent loin d'Auxerre à venir soutenir leurs enfants. À condition qu'ils restent supporters explique Raphael Guerreiro, l’entraîneur des 17 ans nationaux. 

"La famille ne doit pas être là pour donner des consignes ou des conseils tactiques ou techniques. Il ne doit pas y avoir de doute dans la tête du jeune. Du style, est ce que je dois écouter ma famille ou mon entraîneur ? Chacun sa partie et je pense que le joueur s'y retrouvera. Ici, les parents se comportent très bien sur le bord du terrain. Si jamais il y a un écart, on en parle tout de suite avec la famille. Ça se fait tranquillement et naturellement".