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A La Rochelle, l'Olympia, cinéma historique du centre-ville, ne rouvrira sans doute pas

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Par , France Bleu La Rochelle

Les trois salles sont fermées depuis le mois de février, après un dégât des eaux. Le cinéma rochelais L'Olympia a très peu de chances de rouvrir, vu la crise du secteur et l'ampleur des travaux de remise en état. La mairie promet d'y maintenir un "projet culturel", condition posée aux promoteurs.

La fermeture probable de l'Olympia serre le coeur de nombreux Rochelais, qui ont découvert le cinéma dans ses trois salles. Un bâtiment aujourd'hui très dégradé.
La fermeture probable de l'Olympia serre le coeur de nombreux Rochelais, qui ont découvert le cinéma dans ses trois salles. Un bâtiment aujourd'hui très dégradé. - Capture Google Street View

C'est un lieu de mémoire pour de nombreux Rochelais : l'Olympia, cinéma historique de la place de Verdun à La Rochelle, ne rouvrira sans doute pas.  Les trois salles sont fermées depuis le mois de février, après un dégât des eaux qui a révélé un profond manque d'entretien du cinéma, dont les murs sont loués par CGR depuis presque 50 ans.

La facture pour une remise en état est aujourd'hui estimée à près de 5 millions d'euros, et les actuels propriétaires, qui ne vivent pas à La Rochelle, n'en ont pas les moyens.  Les temps sont durs également pour CGR, avec un chiffre d'affaires en chute libre depuis le début de la crise du coronavirus. "Ce n'est pas notre priorité" assène Josselyn Bouyssy, le PDG du groupe CGR.

Une danseuse qui coûte cher

Avec une fréquentation en chute de 80% depuis le Covid, l'exploitant de salles basé à La Rochelle lutte déjà pour sa survie. Et n'a plus vraiment la capacité d'entretenir ce qui ressemble fort à une danseuse. L'Olympia, premier cinéma exploité par Georges Raymond, le fondateur du groupe. C'était en 1974. Un symbole qui coûte cher, avec seulement 25.000 spectateurs par an et un déficit annuel de 50.000 euros.

Voilà qui n'incite pas à investir des millions dans la remise en état des trois salles. Malgré tout, Jocelyn Bouyssy veut se laisser encore quelques jours pour trouver un accord financier avec les propriétaires des murs, qui sinon mettront leur bien en vente. Plusieurs promoteurs sont déjà sur les rangs.

La ville rechigne à préempter

La ville de La Rochelle rechigne à jouer les sauveurs. Lors de la création du Méga CGR des Minimes, puis la reprise du Dragon sur le Vieux-Port, le groupe CGR s'était engagé auprès de la mairie à conserver l'Olympia, mais il ne s'agissait que d'un engagement moral. Aucune trace écrite du "deal" n'a été conservée.

Aujourd'hui, préempter le bâtiment coûterait à la ville 7 à 8 millions d'euros, ce qui obligerait à renoncer à d'autres projets tout aussi urgents. La ville qui veut en revanche influer sur un éventuel projet privé. "Je ne signerai pas le permis de construire, s'il ne comprend pas un projet culturel, ouvert sur la ville", prévient l'adjoint à l'urbanisme Jean-Philippe Plez, pas opposé à la création de logements dans les étages supérieurs.

Aucun souci en tout cas pour la jolie façade 18e siècle : elle est classée, car c'est aussi celle du mythique Café de la paix cher à Georges Simenon. L'enjeu c'est la grande salle de 390 places, au charme désuet, déjà reconstruite à l'identique après un incendie. Son avenir est entre les mains de l'architecte des bâtiments de France, qui pourrait prescrire sa conservation.

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