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Culture – Loisirs

Haute-Saône : à Mélisey, Adrien Onzia est l'un des plus jeunes artificiers de France

vendredi 13 juillet 2018 à 18:44 Par Kevin Dufreche, France Bleu Besançon

Il n'a que 21 ans, et il l'est des plus jeunes artificiers de France : diplômé depuis moins d'un an, Adrien Onzia a déjà créé sa micro-entreprise, AO Pyro, et sera à la baguette du feu d'artifice de Thorey, ce samedi soir.

Adrien Onzia lors de la préparation d'un feu d'artifice.
Adrien Onzia lors de la préparation d'un feu d'artifice. - DR

Mélisey, France

C'est en aidant une autre artificière lors d'un tir qu'Adrien Onzia est tombé dedans, un peu par hasard donc. Il a donc décidé de passer les formations nécessaires et obligatoires pour devenir artificier. "Le formateur qui était là m'a dit qu'il était le plus jeune qu'il avait eu", sourit le jeune homme qui vit à Mélisey, dans le Tonnerrois.

Un des plus jeunes artificiers de France

"Je suis le plus jeune de l'Yonne, mais pas le plus jeune de France, il y en a qui a 18 ans tout pile", regrette Adrien à demi-mot. "Mais c'est déjà une petite fierté que d'être le plus jeune du département". Et non seulement il est artificier, habilité à tirer seul, mais il est aussi à seulement 21 ans déjà chef d'entreprise, puisqu'il a créé sa micro-entreprise, baptisée AO Pyro. Un beau parcours, pour celui qui est en plus de ça, apprenti vigneron dans un domaine près de Chablis. Les feux d'artifice, c'est donc en plus de son métier.

Une activité qui demande donc forcément une certaine maturité. "On joue avec le feu, avec la sécurité du public, et notre propre sécurité, concède-t-il. Il y a des tests à passer, avec des questions éliminatoires. Si on se loupe, on ne peut pas être artificier". Des tests qu'Adrien a passé avec brio.

Un vrai passionné

Et Adrien ne compte pas ses heures, alors qu'il travaille déjà toute la semaine : "ça ne me dérange pas de me coucher tard, ou d'empiéter sur des heures où je pourrais faire d'autres choses à la place", lâche Adrien Onzia, qui se dit passionner notamment par la conception des feux. 

"Tirer un feu d'artifice déjà conçu, ça ne m'intéresse pas."

Adrien Onzia passe des heures à préparer ses prestations : à Thorey, il va réaliser un spectacle de dix minutes. Et pour dix minutes, il faut des heures de travail en amont. "On passe déjà deux ou trois heures sur la conception, ensuite il faut penser à faire toutes les démarches liées à la sécurité, puis la logistique, l'installation deux jours avant...". Un travail important pour un résultat plus que satisfaisant : "la seconde où on appuie sur le premier bouton, on se dit c'est génial. Et puis après ce que j'aime c'est le contact avec les clients, avec le public".

Le jeune artificier envisage maintenant de mêler ses deux passions, en tirant peut-être bientôt des feux d'artifice, depuis les vignes.

Rencontre avec Adrien Onzia, l'un des plus jeunes artificiers de France