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Actus

Amzer, l'album des 50 ans de carrière d'Alan Stivell

dimanche 4 octobre 2015 à 16:31 - Mis à jour le samedi 10 octobre 2015 à 10:19 Par Annaïg Haute et Axel Perret, France Bleu Breizh Izel

50 ans après son premier album, le musicien breton qui a toujours su allier tradition et modernité sort un disque hommage au temps tout en poésie : AMzer. Avec un premier single « New'AMzer ».

Alan Stivell répond en direct à vos questions ce lundi sur France Bleu
Alan Stivell répond en direct à vos questions ce lundi sur France Bleu - Jean-Baptiste Millot

Quimper, France

Inspiré par le rythme des saisons, le temps qui passe et qui vient, Stivell s'est plongé dans les poésies japonaises (Issa, Bacho), irlandaises (Séamus Heaney) et bretonnes (le jeune quimpérois Kentin Bleuzen ou le Pont-l'Abbiste Bruno Geneste). Ce 24° album est certainement l'un de ses plus beaux et rappelle "Renaissance de la harpe celtique" en 1971. Voix, cordes, flûte japonaise shakuhachi , percussions, et bien sûr harpes électro-acoustiques pour une musique contemplative. Un album méditatif en ces périodes troubles.

Alan Stivell sera en concert le 5 novembre à St Brieuc (22), le 12 décembre à Concarneau (29), le 28 février 2016 à Brest à l'Arena, pour Fête de la Saint Patrick et de la Bretagne.

Amateur de métissages

Dès son plus jeune age, Alan Stivell joue de la harpe celtique, sur un prototype créé par son père. Un instrument qu'il utilisera devant un public alors qu'il n'a que 9 ans, pour un concert à la Maison de la Bretagne à Paris.

"Faire aller ensemble ces deux parties de moi même : cet intérêt pour un passé lointain et cet intérêt pour le futur" - Alan Stivell

L'homme à l'origine de la renaissance de la harpe celtique dessine très tôt les premières harpes électriques. Il explique :  « j'ai essayé de faire aller ensemble ces deux parties de moi même : cet intérêt pour un passé lointain et l’intérêt pour le futur, faire aller les technologies telles qu'elles arrivent avec ces musiques qui viennent de l'antiquité presque ».

"je ne pouvais pas supporter l'idée que la culture bretonne puisse disparaître"

Une manière aussi pour lui de moderniser la culture celtique, et ainsi de la faire vivre : « je suis tellement passionné par cette musique et cette culture que je ne pouvais pas supporter l'idée qu'elle survive aux conquêtes romaines, aux vikings et tout et qu’elles puissent disparaître dans les années qui viennent ».

Grand amateur de métissages, Alan Stivell n'a pas peur de l'innovation et mélange les genres avec audace. Il osera par exemple mêler des influences électro et hip-hop aux sonorités celtes.

Alan Stivell, 71 ans, explore toujours de nouveaux métissages musicaux - Aucun(e)
Alan Stivell, 71 ans, explore toujours de nouveaux métissages musicaux - Jean-Baptiste Millot

Le renouveau celtique

Alan Stivell explose dans les années 70, période pendant laquelle il est à l'origine du renouveau celtique, qui remet au goût du jour la culture bretonne.

En 1971, sort son album intitulé « Renaissance de la harpe celtique ». Le concert qui suit à l'Olympia en 1972 l'érige au rang de phénomène et popularise l'image de la Bretagne. Le disque s'écoulera à deux millions d'exemplaires.

Il apprend le Breton dans le bus

Originaire du Morbihan du coté de son père, il a passé sa jeunesse à Paris, mais sans jamais oublier la culture bretonne. Défenseur de la langue bretonne, il a appris le Breton dans sa jeunesse, notamment avec un petit lexique pendant ses trajets en bus et en métro.

"Il fallait que j'apprenne le Breton!"

Dans un reportage, il explique a des enfants qui lui demandent pourquoi il a appris le Breton : « J'étais très fier d’être Breton, c'est un peu comme quand tu as envie de manger Quand tu as faim, c'est nécessaire de manger, et bien moi il fallait que j'apprenne le breton »

Alan Stivell se revendique comme un militant de l'identité bretonne. Lors d'une manifestation pour la réunification de la Bretagne, il déclarait par exemple sur France Bleu Breizh Izel : _« la Bretagne complète, intégrale, est une Bretagne qui a du dynamisme, culturel et économique. Aujourd'hui ce dynamisme est très restreint avec seulement 4 départements, c'est pour ça qu'on ne veut pas nous rendre la Loire-Atlantique, et ainsi rendre la Bretagne aux Nantais. La Bretagne avec Nantes et la Loire-Atlantique c'est une dynamique qui est comparable à pas mal d’États Européens. Une Bretagne dynamique, c'est utile à tout le monde. »

4 trucs un peu fous dans sa carrière

Tout ce que vous avez voulu savoir sur les coulisses des concerts et tournées du barde breton ! Pourquoi Alan Stivell est-il essoufflé sur le 1er morceau de l'olympia 1972 ? La symphonie celtique sous la pluie à Lorient ! Quand les services secrets tchèques confondent le breton et un langage codé ! La fois où il refait le coup de "La traversée de Paris" avec un jambon...mais à Bruxelles. Réécoutez Ils sont fous ces bretons !