Culture – Loisirs

Anglet : la villa Beatrix Enea rouvre ses portes

Par Jacques Pons, France Bleu Pays Basque vendredi 6 octobre 2017 à 18:04

La villa Béatrix Enea dans son écrin d'origine
La villa Béatrix Enea dans son écrin d'origine © Radio France - Jacques Pons

La villa Béatrix Enea rouvre ses portes ce weekend à Anglet. Le centre d'art contemporain transformé après un an de travaux. Une réhabilitation qui donne la possibilité à cette bâtisse de 1905 de devenir une référence dans la région.

Durant une année la villa Béatrix Enea s'est modernisée. Elle est désormais adaptée à toute forme d'exposition d'art contemporain. Elle devient "le bateau amiral de la culture à Anglet", selon les mots de Jean-Michel Baratte, adjoint au maire en charge de la politique culturelle dans la commune.

Pour arriver au résultat actuel, il a fallu adapter l'ancienne villa aux normes contemporaines d'accueil du public, valide et moins valide. Le bâtiment est désormais doté d'un ascenseur. Il a fallu aussi mieux se protéger de l'humidité. Transformer également la maison en future réserve en fond artistique de la ville. C'est dans son sous-sol, complètement refait, que seront entreposées les peintures, dessins et sculptures acquises par Anglet depuis la fin des années 70. La villa recevra aussi les enfants de la ville pour des ateliers organisés dans l'ancienne cuisine.

La nouvelle parure de la villa Béatrix Enea - Radio France
La nouvelle parure de la villa Béatrix Enea © Radio France - Jacques Pons

La villa, c'est le bateau amiral de la culture à Anglet — Jean-Michel Barate, adjoint au maire en charge de la culture à Anglet

"Béatrix Enea est notre vaisseau amiral" selon Jean-Michel Barate

Un lieu d'exposition, de production et de diffusion

La villa Béatrix Enea devient à la fois, lieu d'exposition, d'édition et de diffusion. On y accueillera trois expositions chaque année. La villa pourra accueillir des artistes en résidence. Les salles du rez de chaussée offrent un écrin pour exhiber l'art contemporain. Pour marquer cette destination contemporaine l'architecte Pierre-Jean Harté-Lasserre a crée une marquise spéciale tout en verre et inox. L'oeuvre s'enroule autour du bâtiment "pour créer un signal" explique l'architecte. La villa Béatrix Enea conserve son parc dont le dessin n'a pas changé depuis sa conception en 1905.

On a beaucoup transformé la maison — l'architecte Pierre-Jean Harté-Lasserre

C'est l’intérieur de la villa qui a vraiment changé

Le hall de la villa Béatrix Enea - Radio France
Le hall de la villa Béatrix Enea © Radio France - Jacques Pons

Une exposition de Gilles Barbier pour marquer l'ouverture

Pour marquer cette réouverture, la villa Béatrix Enea, accueille une exposition de Gilles Barbier. Le plasticien, natif du Vanuatu, vit aujourd'hui à Marseille. Il a trouvé à Anglet l'occasion de relier 25 ans de pratique autour du surf et de l'océan. Son travail "World Wide Wave" réunit une trentaine de pièces. Elles déroutent, provoquent le sourire et suscitent des interrogations sur les idées, le temps, l'action.

L'artiste Gilles Barbier devant l'une de ses œuvres - Radio France
L'artiste Gilles Barbier devant l'une de ses œuvres © Radio France - Jacques Pons
Sculpture impressionnante de Gilles Barbier - Radio France
Sculpture impressionnante de Gilles Barbier © Radio France - Jacques Pons
L'une des œuvres de Gilles Barbier - Radio France
L'une des œuvres de Gilles Barbier © Radio France - Jacques Pons

L'origine de la villa Béatrix Enea

La villa fut construite en 1905 dans un parc dont le dessin n'a jamais changé. Une maison construite par l'architecte bayonnais Raymond Larrebat-Tudor. La villa appartint d'abord à l'avocat Paul Campagne. A l'époque elle est baptisée "Marnoger" (contraction des prénoms des enfants de la famille : Marcel, Nora et Roger). La maison appartiendra ensuite à plusieurs familles fortunées jusqu'à son ultime propriétaire, le marquis Angel Ribera de la Portilla (qui cédera la villa à Anglet en viager). Entre temps, Marnoger cède la place à Béatrix Enea, du prénom d'une enfant (sixième d'une même famille d'origine hollandaise). Un film documentaire retrace l'histoire de cette villa. Un travail réalisé par Franck Delage :