Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Culture – Loisirs

Antidépresseurs, soda, stylos et... cannabis : à Saint-Ouen, une galerie d'art des "produits du quotidien"

jeudi 5 octobre 2017 à 9:20 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris

Le duo d'artistes boijeot.renauld ouvre ce jeudi à Saint-Ouen "Supérette", une "galerie d'art du futur". Dans ce lieu, les "produits du quotidien" sont utilisés et transformés en œuvres d'art pour les vendre. Le duo veut surtout inciter tout un chacun à "devenir artiste".

Sébastien Renauld et Laurent Boijeot dans leur "galerie d'art du futur"
Sébastien Renauld et Laurent Boijeot dans leur "galerie d'art du futur" © Radio France - Rémi Brancato

Saint-Ouen, France

Une galerie qui transforme tout en oeuvre d'art, même le cannabis ou les antidépresseurs. Elle ouvre ce jeudi midi à Saint-Ouen, dans un local du centre d'arts "Mains d'oeuvre", en Seine-Saint-Denis. Le duo d'artistes boijeot.renauld ouvre cette "galerie d'art du futur" intitulée "Supérette". Ils vont y vendre des œuvres d'art, qui sont en fait des objets "du quotidien" placés dans des boites en plastique transparentes : une barre chocolatée, des stylos, une canette de soda, mais aussi un jeu à gratter, une boite d'antidépresseur et même de la résine de cannabis. "Ce sont des oeuvres d'art" explique Sébastien Renauld, l'un des deux artistes.

"On a le droit de vendre des oeuvres d'art, cela ne rend pas ce qu'il y a dedans légal" lâche Laurent Boijeot, qui ajoute qu'il n'est "pas anodin d'avoir utilisé ça à Saint-Ouen, du Xanax en France ou des jeux à gratter en France (...) on est en face d'une vraie problématique qu'on écrase du pied alors qu'on pourrait s'en servir pour valoriser ce qui se passe".

"On est des artistes et notre travail c'est de poser des questions et de les amener sur la table" Laurent Boijeot

Inciter les habitants à devenir artistes

Mais au delà des médicaments ou du cannabis, qui sont, selon les artistes "des produits d'appel" pour attirer dans la galerie, inciter les gens à venir voir, l'idée c'est de d'engager une discussion. Le duo souhaite inciter les habitants, les visiteurs, à devenir "artiste-auteur", pour ensuite transformer leur activité commerciale ou de service en activité artistique. "Un simple formulaire et une inscription aux impôts vous suffiront pour vendre légalement vos créations, sous le statut d’artiste" explique la présentation de l'action artistique sur le site Internet de Mains d'oeuvre.

"On a photocopié ce petit formulaire de l'URSAFF, et à travers ce statut d'artiste-auteur, n'importe qui peut devenir artiste, gagner de l'argent et enrichir le pot commun à travers des impots relativement justes, qui ont un sens" développe Sébastien Renauld. Coiffure ou travaux de mécanique, les artistes souhaitent "rendre légales des pratiques déjà professionnelles pour lesquelles on a envie de permettre la structuration" abonde Laurent Boijeot.

Les œuvres sont des "produits du quotidien", selon les artistes

La galerie est ouverte de midi à minuit, tous les jours à compter de ce jeudi 5 octobre, 1 rue Charles Garnier, à Saint-Ouen.