Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Les rues de Strasbourg sillonnées par la police

DIRECT - Fusillade à Strasbourg : le tireur en fuite identifié

Culture – Loisirs

Après l'échec à Tours, la donation Cligman ira finalement dans un nouveau musée à l'abbaye de Fontevraud

vendredi 1 septembre 2017 à 18:16 Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine

Elle aurait du s'installer à Tours. La donation Cligman ira finalement dans le Maine-et-Loire. C'est un nouveau musée d'Art moderne construit près de l'abbaye royale de Fontevraud qui accueillera bientôt les 1.200 tableaux, sculptures et objets anciens donnés par le couple de millionnaires.

Léon Cligman et Bruno Retailleau, le président de la Région Pays de Loire à Fontevraud
Léon Cligman et Bruno Retailleau, le président de la Région Pays de Loire à Fontevraud © Maxppp - PQR/Ouest-France

La donation Cligman sera finalement visible en Maine-et-Loire, et non à Tours (Indre-et-Loire). L'ancien magnat du textile Léon Cligman et son épouse, l'artiste Martine Martine, ont annoncé ce vendredi qu'ils cédaient à l'Etat une partie de leur exceptionnelle collection d’œuvres d'art. Elle sera qui accueillie dans un nouveau musée d'art moderne à l'Abbaye royale de Fontevraud (Maine-et-Loire) en 2019.

Toulouse-Lautrec, Corot, Degas, Derain: les époux Cligman ont constitué depuis plus de cinquante ans une collection d'environ 1.200 œuvres, tableaux, mais aussi sculptures, dessins et objets anciens. Après l'échec des discussions avec la ville de Tours, à laquelle M. Cligman, émigré juif russe, souhaitait offrir ses œuvres, le collectionneur s'est tourné vers la région des Pays de la Loire et l'Etat.

Personnellement, je trouvais que c'était un geste normal de remettre à la France ce que j'ai eu le bonheur et la chance de recevoir en France. C'est important que je puisse rendre un peu de ce que ce pays m'a donné - Léon Cligman, 97 ans

Cette première donation à l'Etat, approuvée par le conseil artistique des musées nationaux et comprenant 523 numéros, soit environ 600 œuvres, doit être complétée par une seconde donation à la région de "300 lots", selon son président, Bruno Retailleau (LR). Ces deux donations ont pour condition leur dépôt dans l'Abbaye royale de Fontevraud, a souligné M. Retailleau. Ce dernier a annoncé la création d'un nouveau musée d'art moderne autour des œuvres de la collection Cligman, dont l'ouverture est prévue en 2019 et qui a vocation à obtenir le label Musée de France.

La fin d'un RDV manqué avec la ville de Tours

C'est le point final d'un feuilleton entre l'ancien magnat du textile et la mairie de Tours. Une histoire qui commence en juin 2016 : tout sourire, Serge Babary, annonce que la ville va recevoir un leg d'une valeur de 20 millions d'euros.

Léon Cligman a possédé une usine à Tours, il vit encore à proximité, et il veut que ses tableaux de Toulouse-Lautrec ou Corot, ses sculptures, ses antiquités égyptiennes soit exposés à Tours : il offre même en plus 5 millions d'euros pour construire une aile supplémentaire au musée des beaux-arts. Problème : la commission nationale des secteurs sauvegardés s'oppose à la construction de cette extension. En décembre 2016, le millionnaire propose d'installer sa collection au château de Tours, mais pas dans n'importe quelle condition : il veut notamment un droit de regard sur les autres expositions, présentées dans le monument. Inacceptable, finit par dire Serge Babary : la ville rejette la donation. Les époux Cligman, eux, l'accusent d'avoir totalement refusé le dialogue et la concertation. Dans un communiqué, les millionnaires déplorent de voir Tours passer à coté d'une occasion unique de développer son attractivité culturelle pour les générations à venir.