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Culture – Loisirs

Après l'incendie, quid des maisons à colombages de Nantes ?

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Par , France Bleu Loire Océan

Ce mercredi soir, un immeuble à colombages de Nantes a été abîmé par un incendie. C'est l'un des derniers de la ville qui n'en compte plus qu'une dizaine, beaucoup moins que ses voisines de Vannes et Rennes par exemple.

Nantes, France

Un immeuble à colombages a été abîmé par le feu, ce mercredi soir rue de Verdun, en plein centre-ville de Nantes. C'est l'un des derniers de la ville qui n'en compte plus qu'une dizaine. C'est-à-dire beaucoup, beaucoup moins qu'au Moyen âge mais aussi beaucoup moins que les villes voisines de Vannes et de Rennes par exemple. Alors, que sont devenues les maisons à pans de bois nantaises ?

L'incendie du Bouffay et la bombardements

Déjà, beaucoup ont été détruites par des catastrophes : le grand incendie du Bouffay en 1718, l'explosion de la Tour des Espagnols du château des Ducs en 1800 et, bien sûr, les bombardements de la seconde guerre mondiale.

Gardez le bois pour les navires

C'est aussi un choix de la ville de Nantes. Elle a voulu se débarrasser de ces maisons à colombages, faites de bois, de briques et de torchis, qui résistent beaucoup moins au feu que les bâtiments en pierre. Dès la fin du XVIIe siècle, leur construction est interdite et la mesure est encore renforcée après le grand incendie qui ravage le centre-ville de Rennes en 1720. Le maire de l'époque dit aux Nantais : "gardez le bois pour les navires" et donc, utilisez la pierre pour vos maisons, surtout qu'il y a ce qu'il faut autour de la ville.

La pierre, pour donner une image plus éclatante de la ville

C'est avec la même volonté que les travaux de réaménagement de Nantes sont lancés au XVIIIe siècle : les maisons à colombages, étroites et biscornues, sont détruites pour être remplacées par des bâtiments en tuffeau qui donnent une image bien plus éclatante à la ville.

Où trouver les maisons à colombages de Nantes ?

Certaines maisons à colombages nantaises sont bien visibles dans le centre-ville, comme celle des Apothicaires, qui abrite la maison de la poésie et le café Cult' ou encore comme celle qui a brûlé et sa voisine, rue de Verdun.

La maison des apothicaires - Radio France
La maison des apothicaires © Radio France - Marion Fersing

En revanche, d'autres sont discrètes, comme celle du 19, rue des Carmes et du 2, rue de la Fosse. Leurs couleurs pastel font qu'elles se fondent parmi les bâtiments en pierre qui les entourent. Quant à celle de la rue de la Juiverie, il faut penser à lever le nez quand on passe dans cette rue où on chercher davantage un bar ou un restaurant.

La maison de la rue de la Fosse - Radio France
La maison de la rue de la Fosse © Radio France - Marion Fersing

Et il faut chercher les deux dernières pour les trouver. Elles sont dans deux petites rues assez peu passantes et c'est dommage, parce qu'elles sont parmi les mieux conservées. Il s'agit de celle de la rue de la Bléterie et des deux de la rue Bossuet.

Les deux maisons de la rue Bossuet - Radio France
Les deux maisons de la rue Bossuet © Radio France - Marion Fersing

Pour vous y retrouver, vous avez notre carte ci-dessous.

Des bâtiments chers à entretenir

Si on les trouve aujourd'hui très jolies, ces maisons à colombages coûtent cher à entretenir. En installant des gouttières et des conduites pour faire descendre l'eau, il y a un risque que le bois pourrissent. Elles sont impossibles à isoler de l'extérieur et c'est aussi très compliqué de l'intérieur, ce qui en fait des passoires énergétiques.

Neuf des dix maisons à colombages de Nantes appartiennent à des propriétaires privés

Les restaurer coûte aussi très cher : les travaux peuvent durer des années parce qu'il faut parfois tout démonter. Voilà pourquoi la ville de Rennes a dépensé 17 millions d'euros entre 2011 et 2016 pour rénover ses immeubles à colombages. À Nantes, la ville n'a pas mis en place d'aide spécifique mais les propriétaires peuvent être accompagnés, comme tous ceux qui ont un bien dans le secteur préservé. Sur les dix maisons à colombages de Nantes, neuf appartiennent à des propriétaires privés (seule celle des apothicaires, rue des Carmes n'est pas privée).

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