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Après le FISE, les rives du Lez en souffrance

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Par , France Bleu Hérault

Comme chaque année, les rives du Lez ont été très endommagées par les installations et les spectateurs du Fise. Des riverains veulent faire changer les choses.

La mairie doit planter une nouvelle pelouse d'ici quelques jours
La mairie doit planter une nouvelle pelouse d'ici quelques jours © Radio France - Elena Louazon

Sur les bords du Lez, habituellement recouverts d'herbe, on ne voit plus que de la poussière et du sable depuis quelques jours. "C'est toujours un peu triste l'après-Fise chaque année... il n'y a que de la terre et de la boue", lâche Anne, une habitante, en montrant le sol. "Ça ne m'empêche pas d'y aller pour se balader, après c'est vrai que visuellement, c'est beaucoup moins joli... et puis ça fait toujours un petit pincement au cœur pour la nature. C'est pas la peine de faire tout un foin, de mettre des fleurs de partout à Montpellier et puis dès qu'il y a le Fise, couper des arbres trois mois avant", fulmine Jean-Jacques, un voisin. 

Dans le quartier, ils sont nombreux à partager leur avis. Car les installations du festival couplé au piétinement des quelques 600 000 visiteurs ont eu raison de l'herbe restante, comme à chaque édition. Mais cette année, Phillipe Clayet-Merle, un riverain a décidé de demander des comptes à la mairie. "On gère le Fise comme si c'était les Eurockéennes ou un festival où on met à disposition un champ de blé et où des dizaines de milliers de personnes retournent un peu le terrain. Mais ici c'est pas un champ !, dénonce-t-il. Il y a des gens qui utilisent cet endroit toute l'année. Et pendant plus de six mois après, on ne peut pas utiliser les lieux comme un vrai espace vert. Ce que je voudrais, c'est qu'il y ait une vraie réflexion, une étude, pour trouver des vraies solutions. Soit de prévention pour éviter de tout casser, soit de réhabilitation pour que vite les habitants puissent réutiliser l'espace vert pendant tout l'été.

Des initiatives écologiques en compensation

Le responsable de la compétition Hervé André-Benoit a bien conscience du problème, mais il n'a pas trouvé de solution miracle. "On a 600 000 personnes qui viennent, donc le phénomène de piétinement on ne peut pas faire grand chose contre. Pour qu'il y ait zéro dégâts, il faudrait qu'il y ait zéro personnes. On ne pourra jamais faire mieux que ce qu'on fait maintenant". 

Alors il protège la planète d'une autre manière : "On essaie de plus en plus de tenir compte de l'environnement. Il y a bien longtemps qu'on a supprimé le plastique. On ne travaille que sur du papier recyclé, que avec des éco-cups, la cantine on la fait avec des couverts en bois. On essaie vraiment à chaque étape de faire le mieux possible", détaille-t-il. Pour s'assurer de la préservation des poissons du Lez, un biologiste marin est également embauché chaque année pour l’événement.  

Après le départ des rampes et plateaux d'ici quelques jours, la mairie de Montpellier doit prendre en charge le replantage d'une pelouse

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