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Culture – Loisirs DOSSIER : Armada 2019 à Rouen

Armada 2019 à Rouen : soupçonnés de faire grimper les prix, les restaurateurs se défendent

Menus à 25 euros, pintes de bière à 14 euros... Le long des quais, les consommateurs sont nombreux à faire la grimace devant les prix affichés par les restaurateurs pendant l'Armada. Ces derniers se défendent : prix de l'emplacement oblige, ils ne feraient pas ou peu de marge.

Sur les quais de Rouen, la pinte peut monter jusqu'à quatorze euros.
Sur les quais de Rouen, la pinte peut monter jusqu'à quatorze euros. © Radio France - Léa Boutin-Rivière

Rouen, France

Devant un des restaurants qui bordent les quais à Rouen, une femme s'arrête, regarde la carte, soupire puis repart. "25 euros pour un plat et un dessert, quand on a des enfants, ça fait vite cher", peste-t-elle.  Quelques mètres plus loin, autre enseigne, autre passante, mais le même scénario : "Franchement, un tel prix pour manger un plat de cantine, c'est très exagéré.

Françoise et Claire sont des habituées de l'Armada : elles ont toutes les deux vécu chaque édition depuis 1989. Et selon elles, c'est bien simple : c'était mieux avant. "Il y a quelques années, on allait dans des petites guinguettes, on mangeait antillais ou mexicain pour pas cher... Ce n'est plus le cas maintenant. Il y a même un restaurant gastronomique à 180 euros !" s'indigne Claire. Françoise va même plus loin : "Pour une manifestation populaire comme ça, ça ne va pas. _L'esprit de l'Armada, ce n'est pas ça_." martèle-t-elle.

Françoise et Claire ne sont pas les seules à protester contre les prix affichés par les restaurateurs pendant l'Armada. Sur les réseaux sociaux comme le long de la Seine, de nombreux consommateurs s'indignent de la hausse des prix depuis le début de l’événement, comme cet utilisateur de Twitter qui se plaint du prix des chips sur les quais. 

Il y a en fait deux cas de figure : les commerçants présents en permanence et qui augmentent leurs prix, et ceux qui s'installent pendant l'Armada et pratiquent d'emblée des tarifs élevés. Dans un restaurant établi à l'année rive droite, pendant l'Armada, la formule à 12,90 euros a disparu au profit d'un menu à 22 euros, entrée et plat ou plat et dessert. Mais le restaurateur tient à expliquer : "Une formule du jour est moins chère parce que chaque jour, on négocie des prix sur les produits pour le lendemain. Mais pendant l'Armada, on a préféré négocier des volumes, pour être sûrs de ne pas être en rupture.

Car pendant l'exposition de voiliers, les restaurateurs sont soumis à une pression importantes. La plupart attendent plusieurs centaines, voire milliers de couverts à chaque service et une rupture de stock est inimaginable.  

Pour ceux qui s'installent pendant les 10 jours de l'Armada, la situation n'est pas plus aisée. "Pour les dix jours, j'en ai pour 30 000 euros d'emplacement", affirme ce restaurateur corse qui vend quatorze euros sa pinte de Pietra [une bière régionale, NDLR]. Il poursuit : "c'est sans compter le personnel, l'achat des fûts...." Et de conclure : "si les clients ne comprennent pas, ils n'ont qu'à prendre une bière moins chère.

Un autre restaurateur nous confie même "ne pas faire de marge, ou très peu." Voilà qui apaisera peut-être les consommateurs courroucés.