Culture – Loisirs

À Asnières, le champion d'échecs Anatoli Karpov affronte 33 chanceux

Par Rémi Brancato, France Bleu Paris et France Bleu mercredi 6 janvier 2016 à 19:52

Anatoli Karpov affronte les enfants d'Asnières-sur-Seine
Anatoli Karpov affronte les enfants d'Asnières-sur-Seine © Radio France - Rémi Brancato

Ce mercredi le Russe Anatoli Karpov, six fois champion du monde d'échecs, a affronté 33 enfants et adultes du club d'Asnières-sur-Seine. Une rencontre avec une légende pour les jeunes joueurs.

C'est un monstre sacré du jeu d'échecs qui est venu affronter les jeunes d'Asnières-sur-Seine ce mercredi. En deux heures, le Russe Anatoli Karpov, six fois champion du monde, a disputé pas moins de 33 parties. En fait, il s'agissait d'une partie simultanée : Anatoli Karpov a affronté 12 adversaires en même temps. 30 ont été battus, 3 ont fait match nul.

Pour Jean Claude Moingt, le président du Grand échiquier, le club organisateur de l'événement, il s'agissait surtout d'accueillir une légende :

"Les joutes avec Garry Kasparov, c'était extraordinaire. Pour ma génération, s'il n'y avait pas eu les Karpov et Kasparov, on ne jouerait peut-être pas aux échecs."

Les affrontements avec son compatriote soviétique Garry Kasparov dans les années 80 et 90 restent dans les mémoires.  

Et aujourd'hui, Karpov mise beaucoup sur la formation des jeunes. Il parraine le grand échiquier et de nombreux autres clubs d'échecs un peu partout dans le monde :

"Les échecs contribuent au développemet de la logique de la stratégie et ils aident aussi à la prise de décision."

Rémi Brancato a suivi ces matchs, à l'hôtel de ville d'Asnières.

Pour Anatoli Karpov, ces atouts seront utiles aux enfants dans leur vie professionnelle "quelque soit le métier choisi".

3 matchs nuls

A l'arrivée, les enfants qui n'étaient pas nés au temps de la gloire de Karpov sont impressionnés, comme Lévone, 12 ans:

"Quand je faisais un coup, il savait exactement ce que j'allais faire après."

Seuls 3 adversaires ont survécu, 3 matchs nuls et notamment celui contre le maire d'Asnières-sur-Seine, Manuel Aeschlimann.