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Au château de Rosières, Bertrand Bergerot réalise son rêve d’enfant

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Par , France Bleu Bourgogne
Saint-Seine-sur-Vingeanne, France

France Bleu Bourgogne vous emmène chaque matin chez des Côte-d'Oriens qui vivent dans un lieu insolite. Aujourd’hui c’est à Saint-Seine-sur-Vingeanne, dans le nord-est de la Côte-d'Or. Bertrand Bergerot vit au château médiéval de Rosières, qu’il restaure depuis plus de trente ans.

Le château de Rosières près de la Vingeanne, contrôlait un gué permettant de franchir la rivière.
Le château de Rosières près de la Vingeanne, contrôlait un gué permettant de franchir la rivière. © Radio France - Jacky Page

Son donjon massif se voit de loin en rase campagne, près de la Vingeanne, à deux pas de la Haute-Saône. Construit au XIVe siècle pour contrôler un gué sur la rivière, le manoir de Rosières était devenu une ferme où travaillaient les grands-parents, puis les parents de Bertrand Bergerot, pour qui ce lieu est toute sa vie. « Je suis né ici, dans la maison en face, et le château était mon terrain de jeu ». Alors, quand le propriétaire vend le domaine à sa famille en 1980, c'est pour Bertrand Bergerot l'occasion de réaliser un vieux rêve, celui d’habiter le château et de le remettre à neuf. Des travaux que pour beaucoup il a réalisés seul, apprenant sur le tas à devenir un bricoleur doué dans les différents corps de métiers.

Les plafonds s'étaient effondrés

Il fallait une bonne dose de courage pour se lancer dans cette aventure. Le toit laissait passer la pluie, des planchers et plafonds s'étaient écroulés. Et Betrand Bergerot montre la chambre sans confort, sans chauffage et à l’époque sans fenêtre, où il dormait. Depuis, la demeure dispose de toute le confort moderne avec même un chauffage par le sol. Avec son épouse, originaire du village, il s’est installé au rez-de-chaussée.

Bertrand Bergerot dans la cuisine du château
Bertrand Bergerot dans la cuisine du château © Radio France - Jacky Page

Il n'est pas peu fier de faire découvrir la pièce maîtresse qu'il a restaurée, le grand salon de 100 mètres carrés. Difficile d’imaginer qu’ici le magnifique plafond peint du XVIIe siècle s’était effondré en 1964 sous le poids des céréales que les fermiers stockaient à l’étage au-dessus. « Nous avons renforcé les poutres maîtresses en structures métalliques ». Et il faut voir aussi une galerie peinte, de style Renaissance, ou encore les mâchicoulis qui font tout le tour du donjon, et l'imposante charpente de 12 mètres de hauteur.

"Trouver de l'argent, c'est le plus gros du travail"

Pour mener à bien la restauration, il a fallu trouver des fonds. Ses modestes revenus de contrôleur à la SNCF étaient loin d’y suffire. « Trouver de l’argent et convaincre des banquiers, c’est le plus gros du travail. » Pour faire vivre le château et assurer les remboursements de crédits, trois chambres d’hôtes et une suite ont été aménagées, le château est aussi ouvert à la visite et il a été loué pour des mariages. Philippe, un Luxembourgeois ; a réservé la suite. Il y effectue son troisième séjour, séduit par les caractéristiques des lieux : « l’authenticité. C’est un vrai château qui est encore dans son jus en ayant été rénové d’une manière magnifique. C’est une très belle étape ». 

Un passage secret grâce à un film

Il y a cinq ans, le château de Rosières a accueilli le tournage d’un film, « La marquise des ombres », avec Anne Parillaud. 15 camions, 70 personnes ont débarqué. L’équipe a apporté son propre mobilier. Il a fallu une semaine de préparation pour quatre jours de tournage, puis trois jours supplémentaires pour rendre aux lieux leur aspect initial. Et Bertrand Bergerot montre une curiosité du tournage qu’il a tenu à conserver. Un passage secret aménagé dans une fausse bibliothèque, qui donne sur un escalier à vis.

C’est l’unique passage secret du château, qui ne possède pas de souterrains, et pas non plus de fantômes : « j’y dors depuis l’âge de 14 ans, j’ai fait toutes les pièces, et je n’ai jamais rien vu. » Aucune légende n’entoure la vénérable demeure. « Il faudrait peut-être en faire une pour attirer plus de touristes ! », plaisante le châtelain. Il estime avoir dépensé entre 700.000 et 800.000 euros depuis le coup d’envoi de la restauration. Et comme dans un château il y a toujours quelque chose à faire, il envisage à présent de recreuser les douves qui avaient été comblées au XIXe siècle.

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