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Culture – Loisirs

"On vit comme des clodos", les regrets des marionnettistes du festival off de Charleville-Mézières

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Par , , France Bleu Champagne-Ardenne

Le festival international du théâtre de marionnettes de Charleville-Mézières s'est refermé ce dimanche. Un festival pour lequel la mairie avait changé les règles concernant les spectacles off : les prix devaient être libres. Des marionnettistes s'en sont plaint.

Festival Marionnettes Charleville-Mézières
Festival Marionnettes Charleville-Mézières © Radio France - France Bleu

Charleville-Mézières, France

Comme tout festival, celui du théâtre de marionnettes a son "in" et son "off".  Mais si jusqu'à présent, chaque compagnie ou association qui souhaitait y participer s'organisait comme elle l'entendait, cette année pour la première fois, la mairie de Charleville-Mézières (qui a repris l'organisation du festival off) avait fixé des règles et notamment l'obligation de jouer à prix libre, sans tarif fixé à l'avance.

La volonté de la mairie était de rendre les spectacles accessibles au plus grand nombre, sauf que les artistes l'ont vécu comme une insécurité : "On ne peut pas anticiper et puis la mendicité est interdite en France", explique Julie Linquette, marionnettiste et capitaine du bateau des fous, un lieu du festival off qui accueille des représentations depuis 2013. "Ce que je constate c'est qu'on se retrouve avec un billet moyen à environ 2 euros, ça ne rembourse même pas les frais d'essence et de péage de la compagnie".

"Quand on achète un café ou un sandwich, il y a un prix. Pour un spectacle ça doit être pareil"

Même son de cloche de la part de Lucie Prosper, la coordinatrice des 9 compagnies et des 18 artistes québécois qui sont venus se produire au Bateau des fous, sur l'île du Vieux Moulin : "Il nous faudrait minimum 5 000 dollars pour faire manger mes artistes correctement. Là le voyage n'est pas rentabilisé". Ce sont des subventions québécoises qui lui ont permis de prendre en charge le coût du trajet qui s'élève à 16 000 euros, alors elle poursuit : "Le geste de payer, même un prix symbolique, est important parce que le public prend la mesure, la valeur de ce que c'est d'aller voir un spectacle".

Le festival "in" est subventionné, le "off" ne l'est pas

En étant payés au chapeau, les marionnettistes et leurs techniciens ont donc du mal à joindre les deux bouts. "Si on est subventionné je veux bien, mais sinon non", dit Julie Linquette, qui a investi 30 000 euros pour monter son bateau des fous, sans subvention, alors que le festival "in" reçoit 800 000 euros d'argent public. "Je ne dis pas qu'il faut leur retirer de l'argent, mais je ne vois pas pourquoi il y aurait des citoyens de première classe et des citoyens de seconde classe. _Ce n'est pas juste et pas bien_. Nous par exemple on dort dehors et ce n'est pas normal".

Parmi les artistes reçus au bateau des fous, les québécois organisent le off du festival de Casteliers et se sont vus confier la buvette pour générer des recettes. Une piste possible à Charleville-Mézières, sans quoi : "On ira ailleurs", conclut Julie Linquette.

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