Culture – Loisirs

"Les gens qui crient mon nom, c’est fou", raconte Johann Zarco au Grand Prix de France

Par Marie Mutricy, France Bleu Maine et France Bleu Vaucluse vendredi 19 mai 2017 à 14:41

Le pilote français Johann Zarco répond aux questions des journalistes jeudi au Grand Prix de France, au Mans
Le pilote français Johann Zarco répond aux questions des journalistes jeudi au Grand Prix de France, au Mans © Maxppp - Daniel FOURAY

Le pilote de 26 ans concoure pour la première fois dans la catégorie reine, la motoGP. Johann Zarco est très attendu au Mans où le dernier Français à avoir gagné remonte à 1954… Interview.

Ce Grand Prix de France MotoGP qui commence au Mans a une saveur particulière : un pilote français est en bonne place pour l'emporter. Ce serait la première fois depuis 1954. A 26 ans, Johann Zarco concoure pour la première fois dans la catégorie MotoGP. Et il sait qu'il est attendu au tournant. Interview.

C’est un circuit que vous aimez bien, Le Mans. Comment vivez-vous ce premier Grand Prix en motoGP ?

J’ai eu des difficultés, souvent, au Mans. J’ai eu mon podium en 2015. C’est sans doute aussi l’année où je me suis senti le mieux. J’arrivais à gérer parce que tout allait vraiment bien. Mais dès qu’on peut rencontrer quelques problèmes, on rentre dans le technique, on subit une certaine pression. On ne la sent pas sur le coup et c’est après coup qu’on réalise : ‘ah oui, j’ai subi la pression, je me suis pris la tête, énervé’. [Johann Zarco est tombé au bout du 9e tour de course en 2016 et s’est classé 24e en moto 2].

"Le Mans c’est un tracé intéressant."

Sur tous les tracés du monde, il y a toujours certains virages qu’on retient. Pour ma part, ici, ce sont les « S Bleus », l’entrée du premier S à droite, la sensation est vraiment bonne et rien que pour ça on peut dire que la piste est appréciable.

Ici au Mans, il y a une pression particulière sur vous…

Là, la stratégie c’est qu’on a énormément filtré tous les médias. Ça permet de pas subir cette pression qui peut arriver. Le plus gros de la pression je l’avais surtout l’an dernier. Le fait de répéter le titre ça jouait beaucoup de choses dans la tête. De l’avoir vécu, ça me permet de prendre chaque course et Le Mans avec plus de légèreté.

"On essaie toujours de le prendre comme un autre Grand Prix mais ça ne l’est pas."

Mais vous avez dit que l’atmosphère vous semble différente ici…

Même le ciel hein ! (Rires). [Il a plu à verse jeudi]. Mais les gens crient au podium. Ça m’a vraiment fait un drôle d’effet. Ça fait un effet Valentino et ça c’est juste énorme [Valentino Rossi est une super star de MotoGP].

Comment vous sentez-vous pour la course dimanche ?

J’ai de bonnes sensations. Le fait d’avoir attaqué la saison sur un bon rythme permet de se fixer des objectifs assez haut et pourquoi pas viser le podium. Le but c’est de s’en rapprocher et de l’attraper. Ça fonctionne très bien cette tactique de course, parce que depuis le Texas je peux m’en approcher. Jerez [le Grand Prix du weekend dernier] encore plus proche avec la 4e place… Maintenant, il y a toujours une pression supplémentaire sur le Grand Prix de France.

"Mais je reste l’outsider, le nouveau, le « rookie » et ça, ça permet de pas subir trop de pression et d’aller sur la moto avec du plaisir et une simple motivation de performer."

Après la conférence officielle, en anglais, Johann Zarco répond aux questions des journalistes français. Le pilote est la sensation du moment en MotoGP. - Radio France
Après la conférence officielle, en anglais, Johann Zarco répond aux questions des journalistes français. Le pilote est la sensation du moment en MotoGP. © Radio France - Quentin Lhuissier