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Culture – Loisirs

Au Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne, Anish Kapoor côtoie les photos du Puits du Marais

jeudi 9 novembre 2017 à 21:38 Par Noémie Philippot, France Bleu Saint-Étienne Loire

Après plusieurs semaines de fermeture, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne est prêt pour fêter ses 30 ans. Il rouvre ses portes vendredi 10 octobre, avec une oeuvre monumentale d'Anish Kapoor, mais aussi une nouvelle exposition pour mettre en valeur la collection permanente.

Sur les 3000 mètres carrés dédiés aux expositions, le musée en a laissé 500 à Anish Kapoor, en lui donnant carte blanche. Une oeuvre monumentale, "My Red Homeland", "Ma patrie rouge" en français.
Sur les 3000 mètres carrés dédiés aux expositions, le musée en a laissé 500 à Anish Kapoor, en lui donnant carte blanche. Une oeuvre monumentale, "My Red Homeland", "Ma patrie rouge" en français. © Radio France - Noémie Philippot

Saint-Étienne, France

Ça y est ! Après plusieurs semaines de fermeture pour préparer son trentième anniversaire, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne rouvre ses portes vendredi 10 octobre. Pour l'occasion, la nouvelle directrice, Aurélie Voltz, a donné carte blanche à une pointure controversée de l'art contemporain : Anish Kapoor. Le sculpteur britannique d'origine indienne a installé dans une pièce de 500 mètres carrés une oeuvre monumentale, "My Red Homeland", Ma Patrie Rouge en français. Sept personnes ont travaillé non-stop pendant six jours pour installer cette sculpture à base de cire et de vaseline.

Une nouvelle exposition pour la collection permanente

C'était aussi l'occasion de repenser l'exposition de la collection permanente du musée. La veille de l'ouverture, les équipes du musées étaient sur le pont pour parfaire le moindre détail dans l'installation des œuvres de "Considérer le monde", c'est son nom. Dans la même salle, on trouve aussi bien une installation en grillage et néons qu'un tableau du XIXème siècle.

Martine Dancer-Mourès, la commissaire de l'exposition et adjointe à la direction a choisi de "mettre en dialogue" les pièces choisies parmi les 20 000 œuvres de la collection du musée : "Je n'ai pas résisté au plaisir de montrer que les œuvres du XVIIème siècle peuvent très très bien voisiner dans ces dialogues avec des œuvres du XXème et du XXIème siècle. Cela aide le public à prendre la mesure de certains travaux artistiques qu'il aurait peut-être tendance à refuser."

En cassant la chronologie, Martine Dancer-Mourès installe dans la même pièce le Puits du Marais du Chambon-Feugerolles, pendant la désindustrialisation, et une toile de Fernand Léger. - Radio France
En cassant la chronologie, Martine Dancer-Mourès installe dans la même pièce le Puits du Marais du Chambon-Feugerolles, pendant la désindustrialisation, et une toile de Fernand Léger. © Radio France - Noémie Philippot

C'est comme ça qu'une série de photos en noir et blanc du Puits du Marais du Chambon-Feugerolles, prise au moment de la désindustrialisation, se retrouve juste à côté d'une toile de Fernand Léger, peintre à cheval sur le XIXème et le XXème siècle.

Raconter des histoires pour que aider le public à aborder l'art contemporain

Pas forcément évident pour tout le monde de naviguer entre l'oeuvre monumentale d'Anish Kapoor et l'exposition "Considérer le monde", tant elle est dense. Pour que le voyage à travers les trente ans du musée soit réussi, sa nouvelle directrice, Aurélie Volz, estime qu'il faut "raconter des histoires. On vous raconte aussi bien des histoires de la lune, que les histoires de l'industrie, de l'image dans les années 70, et c'est en créant ces narrations-là qu'on peut inviter le public à mieux comprendre les œuvres. Je crois beaucoup à éduquer le regard, c'est aussi des formes et il faut pouvoir les regarder."

Aurélie Volz, nouvelle directrice du musée, croit en l'éducation du regard du visiteur. Pour elle, il faut aller au-devant des visiteurs.