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Culture – Loisirs

"Au nom de la terre", film du poitevin Edouard Bergeon, remplit les cinémas de campagne

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu

"C'est incroyable ! Beaucoup de spectateurs sont des paysans retraités qui vont très rarement dans les salles obscures. La preuve ? Certains nous demandent si les places sont numérotées", raconte Mathias Bonneau, du cinéma de Gençay (Vienne).

L'affiche du film "Au nom de la terre", premier long-métrage du réalisateur poitevin Edouard Bergeon.
L'affiche du film "Au nom de la terre", premier long-métrage du réalisateur poitevin Edouard Bergeon. -

Poitiers, France

Au box-office des cinémas ruraux, "Le Titanic" a coulé une deuxième fois. Cette fois-ci, ce n'est pas un iceberg mais le film "Au nom de la terre" qui a eu raison du blockbuster hollywoodien. Dans le petit cinéma de Chef-Boutonne (2.137 hab.), jamais un film n'avait eu autant de succès depuis «l'histoire du bateau qui fait naufrage», se souvient l'ancien directeur Yves Bonneau qui a le nom sur le bout de la langue... «Titanic !»

« Dans notre unique salle de 146 places, nous avons parfois dû refuser du monde ! C'est tout à fait exceptionnel, du jamais-vu depuis vingt ans !» - Yves Bonneau, association Ciné-Chef à Chef-Boutonne 

Au Fauteuil Rouge, l'unique cinéma de Bressuire (Deux-Sèvres), les chiffres d'exploitation du film "Au nom de la terre" pourraient faire rougir certaines salles parisiennes. « Sur les deux premières semaines de sortie du film, nous étions dans les dix meilleures salles de France, devant certains complexes de région parisienne, ce qui n'était jamais arrivé auparavant», se félicite Morgan Rassinoux, le programmateur qui dénombre 7.000 entrées en l'espace de trois semaines pour le film d'Edouard Bergeon. Et ce n'est pas terminé puisque le long-métrage pourrait rester à l'affiche « jusqu'aux fêtes de Noël !»

"Ces spectateurs viennent se voir eux-mêmes au cinéma"

Si le cinéma est un miroir réfléchissant de la société, le reflet a rarement été aussi net qu'avec Au nom de la terre. « Certains spectateurs m'ont dit qu'ils venaient pour se voir au cinéma. Un paysan à la retraite m'a ainsi confié qu'il venait voir ce qu'il avait vécu sauf que moi dit-il je suis encore là», témoigne Mathias Bonneau, salarié du cinéma de Gençay. 

« On remarque tout de suite que ce sont des gens qui viennent très rarement au cinéma quand ils nous demandent,avant la séance, où ils sont placés ou si les places sont numérotées» -  Morgan Rassinoux, programmateur du cinéma Le Fauteuil Rouge de Bressuire

Au cinéma de Gençay, "Au nom de la terre" a rassemblé 1.300 spectateurs, aussi bien que "Bienvenue chez les Ch'tis" de Dany Boon. « Ce sont nos Ch'tis ruraux", plaisante Mathias Bonneau. Cet amoureux du 7e Art espère que le succès du film poitevin donnera des idées aux producteurs. « Il y a souvent de grosses comédies un peu potaches, alors que là, c'est un vrai sujet, le film est humain et de nouveaux spectateurs se déplacent.»

"L'histoire s'est passée près de chez nous"

La proximité géographique explique en partie le succès du film "Au nom de la terre" dans le Poitou. « Le drame s'est noué à une quarantaine de kilomètres», rappelle Julien Desoeuvre, médiateur culturel du cinéma de Parthenay. Le père du réalisateur Edouard Bergeon, dont l'histoire inspire le film, était un agriculteur de Jazzeneuil dans la Vienne. 

« On ne fournit pas les mouchoirs mais c'est vrai que beaucoup de spectateurs ressortent émus aux larmes» - Morgan Rassinoux, programmateur du cinéma Le Fauteuil Rouge de Bressuire

« Je me souviens d'une séance où deux spectateurs, deux paysans, nous ont racontés qu'ils avaient fait un burn-out, le film tape juste», résume Yves Bonneau, du cinéma de Chef-Boutonne.

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