Culture – Loisirs

Au Parc du Reynou, on engloutit une tonne de fruits et légumes par jour !

Par Nathalie Col, France Bleu Limousin lundi 8 août 2016 à 18:38

Le rhinocéros Tonga est le plus gros mangeur des pensionnaires du Reynou
Le rhinocéros Tonga est le plus gros mangeur des pensionnaires du Reynou © Radio France - Nathalie Col

Cette semaine, France Bleu Limousin vous emmène dans les coulisses du parc zoologique du Reynou, au Vigen. Créé en 1997, il héberge 600 animaux de 135 espèces différentes. Ça fait beaucoup de bouches à nourrir. Pourtant, l'alimentation n'est pas le principal poste de dépenses.

Les chiffres les plus impressionnants concernent le volume de nourriture englouti par les animaux, "même si on essaye de ne pas trop quantifier, pour éviter de se faire peur" précise Nicolas Lefrère, le PDG du Parc du Reynou. Ainsi, il estime que le parc "avoisine la tonne de fruits et légumes distribués chaque jour, 250 kilos de viande rouge par semaine. On a une vingtaine de granulés différents en fonction des espèces et aussi quelques spécificités des parcs zoologiques : des poussins pour nos rapaces". A cela s'ajoute le fourrage pour les herbivores, sachant que l'animal le plus gourmand du parc est le rhinocéros qui engloutit 40 kilos de foin par jour, plus quelques pommes et autres fruits. Au total le parc du Reynou dépense ainsi entre 200.000 et 300.000 euros par an pour l'alimentation. La facture pourrait même être plus salée, mais heureusement, le PDG du parc peut compter sur le soutien de plusieurs grandes surfaces locales qui offrent une partie de leurs invendus. "On passe après les associations comme les restos du cœur et autres, mais ça nous permet de récupérer quelques fruits, parfois un peu abîmés mais qu'on retravaille. Ça permet de donner à nos animaux des fruits exotiques qu'on arriverait pas à se payer."

Une équipe de 17 salariés permanents

Ce qui coûte le plus cher pour faire tourner un parc comme le Reynou, c'est la masse salariale. 17 personnes y travaillent toute l'année et 6 ou 7 saisonniers viennent compléter l'équipe quand le parc est ouvert au public. "Il y a 11 corps de métiers différents", précise Nicolas Lefrère : "un vétérinaire à temps plein, des soigneurs pour s'occuper des animaux 365 jours par an, une chargée de pédagogie et de conservation qui passe son temps à gérer la collection et à préparer les animations. Il y a aussi une équipe technique, parce que tous les enclos et bâtiments sont construits par nos soins, vu les contraintes spécifiques liées à un parc zoologique."

Des comptes à l'équilibre

Du côté des dépenses, il faut aussi ajouter les frais inhérents à l'accueil des petits nouveaux. Chaque année, le Reynou accueille ainsi de nouveaux animaux, grâce à des échanges entre zoos. Ça ne coûte donc rien, mais il faut quand même payer le transport et aménager les enclos. Soit une facture de 150.000 euros cette année pour accueillir 2 tigres de Sumatra. Tout ça est financé en majeure partie par les entrées des visiteurs et les achats au snack et dans la boutique souvenir. Il y a aussi parfois des bonus avec des tournages de documentaires, séries ou encore de téléfilms comme Victor Sauvage, il y a 7 ans. Ça rapporte un peu d'argent mais surtout beaucoup en termes d'images selon le PDG Nicolas Lefrère.

Des tournages bons pour l'image - Nicolas Lefrère, PDG du parc du Reynou

Au final, entre les recettes et les dépenses, le parc du Reynou arrive à dégager quelques bénéfices qui sont réinvestis dans des ONG. Il aide par exemple une association qui rachète des terrains en Indonésie pour préserver les gibbons ou une autre qui s'occupe des panthères des neiges en Himalaya. Presque tout l'argent engrangé est ainsi redépensé. Ça représente un peu plus d'un million par an.

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