Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Culture - Loisirs

Aubusson : la Cité de la tapisserie sort des trésors de ses réserves

-
Par , France Bleu Creuse, France Bleu
Aubusson, France

La Cité de la tapisserie d'Aubusson doit rouvrir ses portes le 1er février. Le personnel profite actuellement de la période de fermeture annuelle pour sortir des œuvres des réserves et accrocher des trésors inédits. Le public pourra les découvrir durant la saison 2020.

Une salariée de la régie des collections est en train de créer un système d'accrochage pour cette tenture monumentale.
Une salariée de la régie des collections est en train de créer un système d'accrochage pour cette tenture monumentale. © Radio France - Camille André

C'est la période de fermeture annuelle, à la Cité de la tapisserie d'Aubusson. Le site est fermé au public durant tout le mois de janvier. Mais contrairement à ce qu'on pourrait s'imaginer, le personnel ne part pas en vacances pendant ces quatre semaines. Les salariés sont à pied d'oeuvre pour tout organiser avant la réouverture, prévue le 1er février. Ils accrochent notamment de nouvelles œuvres que le public pourra découvrir durant la saison 2020

2020 : l'année du grand bouleversement

Traditionnellement, la période de fermeture annuelle permet à la Cité de la tapisserie de renouveler ses œuvrese . Elle en décroche une partie. A la place, elle installe des pièces sorties des réserves ou bien prêtées par d'autres musées. En 2020 plus des deux tiers des tapisseries vont ainsi être changées. Le parcours du spectateur sera aussi chamboulé. 

"Ces périodes de fermeture sont extrêmement intenses, explique le conservateur en chef Bruno Ythier, parce qu'elles permettent de faire toutes les opérations de changement, de maintenance, de réparation et d'amélioration, grâce auxquelles les spectateurs passent un moment agréable". 

Huit tapisseries Tolkien exposées dans les couloirs du 1er étage

L'espace Tolkien au premier étage est démonté. Durant cette année 2020, les tapisseries inspirées de l'univers de l'auteur J.R.R Tolkien seront exposées dans les couloirs du 1er étage. "Ils vont devenir une véritable galerie Tolkien", décrit Bruno Ythier. Cette année, huit œuvres seront visibles, dont la dernière tombée du métier : Christmas 1928.

L'an dernier, plusieurs tapisseries avaient été prêtées à la Bibliothèque Nationale de France qui organise une exposition jusqu'au 16 février sur l'auteur britannique. Dès la fin de cette exposition ces pièces reviendront à la Cité de la tapisserie. 

A LIRE AUSSI : Quatre tapisseries Tolkien tissées en Creuse sont exposées à Paris

Kandinsky, Picasso, Lurçat, la Cité sort la grosse artillerie 

Dans "la nef des tentures", cette salle où la Cité de la tapisserie expose cinq siècles de production, le public va pouvoir découvrir des œuvres très intéressantes. Il y a beaucoup de renouvellement notamment parmi les tapisseries du XXe siècle. 

  • La Cité de la tapisserie a sorti de ses réserves la tapisserie"Le temps", de Jean Lurçat. Il s'agit de l'oeuvre de la plus monumentale de Jean Lurçat, stockée dans les collections aubussonnaises. Elle été exposée en Chine en 2013 et n'avait plus été raccrochée depuis. 
Une salariée de la cité de la Tapisserie prépare l'accrochage de l'oeuvre "Le temps", de Jean Lurçat, tissée par l'atelier Tabard. - Radio France
Une salariée de la cité de la Tapisserie prépare l'accrochage de l'oeuvre "Le temps", de Jean Lurçat, tissée par l'atelier Tabard. © Radio France - Camille André
  • Le public pourra aussi découvrir un tissage unique prêté à la Cité de la tapisserie par une collectionneuse luxembourgeoise. Il s'agit de "La rencontre du cannibale et des carnassiers", de Daniel Riberzani. "C'est une oeuvre dont la composition est très forte. La qualité du travail des lissiers est remarquable", estime Bruno Ythier. 
La rencontre du cannibale et des carnassiers, de Daniel Riberzani, tissé par l'atelier Legoueix - Radio France
La rencontre du cannibale et des carnassiers, de Daniel Riberzani, tissé par l'atelier Legoueix © Radio France - Camille André
  • La Cité de la tapisserie exposera aussi des tapisseries d'artistes connus du grand public. Pour la première fois à Aubusson, les spectateurs pourront découvrir une oeuvre de Kandinsky. Il s'agit de "Sur fond noir", tissée par l'atelier Tabard. Une oeuvre de Picasso sera aussi présentée, "Les clowns", tissée par la manufacture Pinton. 

"Avec Kandinsky, Picasso, on sort l'artillerie lourde" plaisante Bruno Ythier. La Cité de la tapisserie présentera aussi trois nouvelles tentures du XVIIe siècle.

Pour la toute première fois, on pourra découvrir un "plomb de la manufacture royale"

En 2020, la Cité de la tapisserie va présenter un "plomb de la manufacture royale", qui date du XVIIIe siècle. A l'époque de la manufacture royale crée par Colbert, quand une pièce tombait du métier, des fonctionnaires royaux devaient la contrôler. Si la pièce était conforme, ils la sertissaient avec un plomb dans le liseré. "Avec le temps, ces plombs ont disparu dans 99% des cas. C'est extrêmement rare et nous on vient d'en acquérir un très récemment", relate Bruno Ythier. Le conservateur précise que dans sa carrière il n'en avait vu que deux dans des collections privées. 

Tapisserie contemporaine : une création unique, visible pendant deux mois

Du 1er février au 2 avril, vous pourrez découvrir une oeuvre en 3D réalisée par l'artiste Delphine Ciavaldini. Cette création a été conçue spécialement pour la Cité de la Tapisserie. "C'est organisé comme une grande installation dans laquelle on entre et où on peut cheminer", indique l'artiste. Elle a construit une vaste charpente en bois et a ensuite tendu des fils de laines multicolores. L'artiste avait déjà réalisé l'oeuvre "Ceci est mon corps" dans l'église de Felletin, en utilisant cette technique. 

Cette oeuvre permet au spectateur de s'interroger sur la notion d'espace notamment. "La hauteur et la largeur varient, explique Delphine Ciavaldini, on évolue dans un espace complètement modulé. L'entrée est à 2,10 mètres et elle se termine à 1,80 mètres et la largeur commence à 1,20 et elle se finit à 0,60, donc nous sommes dans un espace confiné". L'oeuvre est éphémère. Elle sera démontée début avril

A LIRE AUSSI : Sculpture monumentale en laine à Felletin

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu