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Le film "Autant en emporte le vent", jugé raciste, sous le feu de la polémique

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Par , France Bleu

L'ouvrage écrit en 1936 et le film sorti en 1939 sont vivement critiqués en ces temps de luttes antiracistes. Le long métrage est retiré provisoirement de la chaîne américaine HBO et une nouvelle traduction française sort ce jeudi 11 juin en librairie.

Le film "Autant en emporte le vent" devenu culte, retiré provisoirement de la plateforme américaine HBO.
Le film "Autant en emporte le vent" devenu culte, retiré provisoirement de la plateforme américaine HBO. © Maxppp - MaxPPP

C'est une décision de la chaîne américaine de diffusion en ligne HBO Max qui fait couler beaucoup d'encre sur les écrans des réseaux sociaux. Elle a décidé de retirer provisoirement de son catalogue le film "Autant en emporte le vent" pour y insérer un message de contextualisation. Une décision en lien avec les récentes manifestations antiracistes suite à la mort de George Floyd. L'oeuvre culte de Victor Flemming sorti en 1939 suscite depuis sa première diffusion autant d'éloges que de critiques.

Parmi les huit Oscars que remportent le film après sa sortie, il y a celui d'Hattie MacDaniel, première actrice afro-américaine récompensée de la sorte. Une actrice qui n'a pas eu le droit d'assister à la première du film, ni de s’asseoir avec le reste de l'équipe lors de la cérémonie des Oscars en  : elle a du s'installer au fond de la salle, au rang réservé aux Noirs. 

Une vision idéalisée et nostalgique de l'esclavage

Comme toute oeuvre, "Autant en emporte le vent" est le reflet d'une époque et de son auteur. Une Amérique profondément marquée par la Guerre de Sécession, qui dans les années 1860 a opposé le Nord abolitionniste et le Sud ségrégationniste. Le film ne dépeint pas seulement les passions, les joies et les peines de l'héroïne Scarlett O'Hara, mais aussi les affres de sa famille, riches propriétaires blancs d'une plantation de coton, "Tara" où ils exploitent de nombreux esclaves noirs. Des esclaves heureux de leur situation, calmes et dociles, quand les personnages noirs libres sont violents voir "sauvages". 

Les 3 heures 58 de film dépeignent une vision romantique et nostalgique de cette époque où l'esclavage était une norme.

Une nouvelle traduction pour le roman

Ce matin, vous allez pouvoir acheter une nouvelle version du roman de Margaret Mitchell. L'éditeur Gallmeister, spécialisé en littérature américaine propose la première traduction revue depuis 1939. Une réédition rendue possible depuis que le roman est tombé dans le domaine public en janvier. Jusqu'ici, seule la version vendue par Gallimard était disponible. 

Cette nouvelle traduction ne censure aucun passage, mais retranscrit plus respectueusement les dialogues des personnages noirs. Comme le rapporte le Parisien : dès les premières pages du roman, on peut lire chez Folio : "Brent se tourna sur sa selle et appela le nègre […]. "Nan, missié. Comment vous li c'oyez moi espionner li Blancs ? […] Ji n'ai pas rema'qué que vous li avez dit quèque chose pou'la met'en colè'." 

Qui devient, dans la nouvelle traduction : "Brent se tourna sur sa selle et appela le palefrenier noir […]. Nan, m'sieur. Pourquoi qu'vous pensez que j'espionne les Blancs ? […] J'avons pas remarqué que vous avez dit quèque chose qui l'a mise en colère."

Pour contrecarrer leurs concurrents, Gallimard ressort une version "augmentée" de sa propre édition poche, avec en couverture le couple mythique du film, Clark Gable et Vivien Leigh.

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