Culture – Loisirs

Autour de 20000 festivaliers à El Clandestino à l'aérodrome de Guéret-Saint-Laurent

Par Faouzi Tritah, France Bleu Berry, France Bleu Creuse et France Bleu Limousin dimanche 16 juillet 2017 à 21:28

Manu Chao / Illustration
Manu Chao / Illustration © Maxppp - Maxppp

Autour de 20 000 festivaliers sont venus faire la fête dans la Creuse à la première édition du festival El Clandestino sur l'aérodrome de Guéret-Saint-Laurent. Un immense succès mais les organisateurs savent qu'il faudra corriger quelques points noirs notamment les embouteillages à l'entrée du site.

Tout ce week-end sur l'aérodrome de Guéret-Saint-Laurent, ils étaient autour de 20 000 festivaliers (chiffres provisoires) à venir faire la fête à la toute première édition de EL Clandestino. Des festivaliers venus de toute la France qui ont massivement applaudi Manu Chao la gigantesque tête d'affiche samedi soir mais également les autres artistes. Il y avait deux fois plus de monde le samedi que le dimanche.

Une vitrine pour la Creuse

On sait que le concert de Manu Chao restera comme l'un des plus grands concerts en Creuse de ces dernières décennies "presque 2h30 sans s'arrêter, il nous a fait danser on n'avait plus d’énergie!" dit en souriant Julie cette surveillante de collège toulousaine venu avec Marion qui repart avec "un meilleur souvenir de la Creuse que [son] premier séjour à Évaux-les-Bains où il n'y avait que des campings-cars!"

On est tous rassemblé pour la musique! Un festivalier de Belfort

Pêle-mêle chez les festivaliers ils ont apprécié "le site où on ne se marche pas dessus" "la bonne programmation" mais aussi comme le souligne ce festivalier qui habite près de Belfort "comme Guéret c'est central, à 4h de tout, tu rencontres des gens de la France entière et c'est vraiment top, on est tous rassemblé pour la musique! L'autre point positif c'est son ami qui le résume avec une formule triviale "la bouffe elle est trop bonne!" Traduction = les stands de restauration préparés avec des produits locaux étaient délicieux !

Des retombées économiques

Selon Eric Correia le président du Grand Guéret "les gîtes et les hôtels des alentours sont complets, les commerces et les grandes surfaces ont été dévalisés par les festivaliers! Côté ambiance l'élu l'assure "le show de Manu Chao était énorme, il m'avait dit qu'il se donnerait avant le concert, je l'ai vu après il est prêt à revenir! "

Manu Chao m'a dit qu'il était prêt à revenir - Eric Correia

Des points noirs qu'il faudra corriger

Au niveau des dysfonctionnements, les plus visibles et spectaculaires, ce sont les bouchons à l'entrée du site sur la N145 "on a mis 5h pour accéder à l'aérodrome samedi soir! peste cette festivalière parisienne venu avec ses amis. "En plus il y avait la queue pour récupérer son badge, la queue pour les bières et la queue pour manger !

On a mis 5h pour accéder à l'aérodrome samedi soir! - une festivalière parisienne

S'ajoutent à cela et les organisateurs le reconnaissent et plaident "le budget serré sans aides publiques" pour expliquer le manque de bénévoles, le manque de douches et de sanitaires, la manque de chapiteau pour trouver de l'ombre, les fils d'attente au stands de restauration, l'absence de signalétiques....

Eric Correia le président du Grand Guéret le reconnait lui aussi volontiers "si le festival se refait, il faudra améliorer la logistique et l''organisation" Les organisateurs, les partenaires, et la préfecture vont dresser un bilan précis dans les prochains jours. La décision de pérenniser ou non le festival, que ce soit dans cette configuration ou sous une autre, sur l'aérodrome ou non sera prise dans les prochaines semaines.