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Belfort : un bilan mitigé pour les commerçants du mois givré

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard
Belfort, France

Après un mois d'animations, le mois givré à Belfort s'est terminé ce dimanche 1er janvier. Si cette troisième édition a été un succès côté piste de luge et maison du Père Noël, ça n'a pas vraiment été le cas pour les commerçants.

La maison du Père Noël a comptabilisé près de 14 000 entrées pour cette 3ème édition du mois givré
La maison du Père Noël a comptabilisé près de 14 000 entrées pour cette 3ème édition du mois givré

Au revoir Givrou, Réno le Renne, et le Père Noël : le mois givré se termine après un mois d'animations à Belfort, du marché des Vosges à la place d'Armes, en passant par la place Corbis. Pour cette troisième édition, la patinoire et les pistes de luges ont attiré les plus jeunes et les plus intrépides, même si cette année, quelques animations telles que le quad ont été supprimées pour laisser la place au village des p'tits givrés, qui a attiré près de 14 000 enfants avec son Père Noël Québécois, ses lutins enchanteurs et musiciens. Un pic de fréquentation a même été enregistré le samedi 17 décembre avec 1 400 enfants. Cependant, le retrait des animations n'a pas été bénéfique pour les quelques commerçants installés sur la place d'Armes. C'est le cas de Laura, qui déplore une baisse de près de 20 % de ses ventes de crêpes et gaufres. "Nous sommes dépendants des animations. La place a beau être très belle, si les animations ne sont pas au rendez-vous, les gens ne viennent pas. C'est vrai qu'ils ont mis la grande roue, mais ce n'est pas forcément ce que les gens recherchaient au mois givré", explique-t-elle.

Le mauvais temps et le froid en cause ?

Entre la grisaille, la pluie, le brouillard, et le froid qui s'est invité ces derniers jours, les commerçants et artisans n'ont pas été gâtés cette année. "Les gens sortent moins, et consomment moins sur place, d'autant qu'il n'y a pas d'endroit au chaud où s'abriter", regrette Jérémy, qui tient un stand de burgers face à la patinoire. Pour Nancy aussi du côté de la place d'Armes, "c'est difficile de faire profiter les enfants des manèges et autres animations quand il fait mauvais temps. C'est dommage ! L'an dernier, on avait été gâtés", lâche-t-elle. A quelques mètres, Violette tente de se réchauffer au fond de son chalet de confiseries : "C'est la vie des petits commerçants !"

Seulement, il n'y a pas que le temps qui a joué. "On a beaucoup de travail pour pas grand chose, mais on s'accroche à ce qu'il y a ! Il faut dire aussi que c'est un petit marché de Noël, on ne peut pas en demander plus ! On espère qu'il grandira et si la mairie le veut bien, on reviendra l'an prochain !" Ilham aussi ne se plaint pas, même si pour cette artisane venue du sud, le froid est difficilement supportable : "Ce n'est pas l'extase, mais je suis assez satisfaite. Même si je n'ai pas vendu énormément de produits (de la vaisselle colorée en céramique, ndlr), j'ai fait beaucoup de rencontres et je sais que mon produit plaît. J'ai un avenir ici", confie-t-elle.

"On a été un peu inexistants lors de ce mois givré. On ne nous a pas du tout mis en avant !"

— Lucie, commerçante

Le discours n'est pas le même du côté de la place Corbis. Face à la patinoire, au bout du Faubourg de France, quelques commerçants ont installé leur chalet, tout en ayant finalement l'impression d'avoir été oubliés. "On est déçus par l'emplacement qui nous a été attribué. On comprend bien que la municipalité ne veut pas rassembler tous les chalets au même endroit mais ça ne fonctionne pas", confie une commerçante. "On ne nous a pas fait de publicité, on ne nous a pas mis en avant", regrette amèrement Lucie, au stand Synerglace.

Sa voisine et elle pointent du doigt le manque de passage de leur côté (à quelques mètres de la Mie Câline) à cause du passage piéton, situé plus loin, face à la patinoire. "Les gens ne s'arrêtent même pas", se plaignent-elles. "Il manque un côté convivial, il aurait fallu que tous les chalets soient rassemblés, avec d'un côté par exemple les chalets gourmands et de l'autre les chalets plutôt artisanaux", plaide Lucie. "Heureusement que nous étions plusieurs à se serrer les coudes, parce que certains jours dans le froid, à compter les quelques euros récoltés... Moralement, ce n'est pas facile à vivre", assure-t-elle.

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