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Culture – Loisirs

Bernard Lavilliers fait danser Beauregard et part sans crier gare

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

A 72 ans, le chanteur a gardé le sens du combat, de ses combats. Et le fait savoir sur scène au travers prises de paroles et de textes ciselés, portés par des musiciens hors-pairs. Dommage que l'artiste ait quitté la scène sans un au-revoir, laissant le public un brin frustré au terme du concert.

Bernard Lavilliers à Beauregard
Bernard Lavilliers à Beauregard © Radio France - Philippe Thomas

Hérouville-Saint-Clair, France

Un reggae pour commencer, un classique, "Stand the ghetto" sorti en 1980 pour faire danser les festivaliers. Les musiciens, bassiste et percussionniste pour ne citer qu'eux, sont au diapason d'un son impeccable. Au détour d'un titre, Bernard Lavilliers prend fait et cause pour les migrants dans une société qui, selon lui, ne veut pas voir, pas savoir ce qui se passe autour d'elle, préférant les croisières quand d'autres meurent sur des navires de fortune en Méditerranée. 

La foule pour acclamer l'un des plus grands chanteurs français - Radio France
La foule pour acclamer l'un des plus grands chanteurs français © Radio France - Philippe Thomas

"défendre la culture pour rester vivant"

L'artiste qui disait récemment il faut "défendre la culture pour rester vivant", enchaîne les styles et les textes engagés, se fend d'une très belle version guitare-voix de "On the road again" ou de l'indémodable "Idées Noires" avant de terminer par un autre classique "La salsa" où les cuivres finissent d'emporter le public, dans cette musique qui fait bouger les hanches avant de faire hocher la tête, hommage au percussionniste de génie Ray Barretto.

Mais en festival, au contraire par exemple de Julien Clerc l'an passé, Bernard Lavilliers ne choisit pas toujours la facilité, préférant des titres récents à un Best of de sa carrière pour séduire un public par forcément venu pour lui. L'homme n'est pas prêt à tout pour plaire et veut sans doute faire savoir qu'il a encore des choses à dire, si on sait les écouter.

Bernard Lavilliers avec ses musiciens - Radio France
Bernard Lavilliers avec ses musiciens © Radio France - Véronique Houdan

J'aime sa voix et ses convictions. Il est toujours aussi engagé

Il n'empêche ses fans sont convaincus. Véronique est très contente de l'avoir vu pour la première fois, elle qui est fan depuis qu'elle a quinze ans. "Ce qui me plait chez lui ? J'aime sa voix et ses convictions dit-elle. Il est toujours aussi engagé." 'Et c'est ce qui manque à la jeune chanson française" regrette à ses côtés Laurent, tous les deux venus de Caen.

Ecoutez le sujet de Philippe Thomas

Mais non loin de là, trois copines, militantes communistes pour certaines, regrettent qu'il n'ait pas joué "les mains rouges, euh pardon les mains d'or mais je dis ça parce que nous on est rouge" s'amusent-elles ! Avant de rajouter "il est parti comme un voleur, sans un au-revoir." Une frustration qui a laissé le public un peu surpris, espérant quelques instant le retour de Bernard Lavilliers et de ses musiciens, mais qui n'enlève rien à la qualité du concert.