Culture – Loisirs

Besançon : deux auto-stoppeurs et leur piano attendent une âme charitable pour les emmener en Hongrie

Par Noémie Philippot, France Bleu Besançon et France Bleu jeudi 20 juillet 2017 à 18:38

Les deux bordelais sont bloqués depuis mardi à Besançon avec leur piano. 1300 kilomètres les séparent encore de Budapest.
Les deux bordelais sont bloqués depuis mardi à Besançon avec leur piano. 1300 kilomètres les séparent encore de Budapest. © Radio France - Noémie Philippot

Ils sont bordelais, et depuis mardi, ils sont bloqués à Besançon. Marc Mezergue et Vincent Pires se sont lancés un défi un peu fou : rallier Budapest en stop avant le 9 août avec un piano.

Depuis mardi, Marc et Vincent sont bloqués avec leur piano à côté du péage d'Ecole Valentin. Ils dorment sous une tente, assez grande pour mettre l'instrument à l'abris. Ils viennent de Bordeaux, et comptent aller jusqu'à Budapest. Ils ont jusqu'au 9 août pour rallier la capitale hongroise, parce qu'ils participent au Sziget festival, un des plus gros d'Europe.

Les deux bordelais se connaissent depuis le lycée, et n'en sont pas à leur première aventure en stop. Bordeaux - Le Cap Ferret, Bordeaux - Barcelone, Bordeaux - Budapest ( sans piano ) ... C'est un peu leur passion, mais il leur faut toujours plus de challenge. Marc a l'idée de faire du "pianostop" quand il veut ramener son instrument à Paris, où il poursuit ses études en musicologie. Un camion, ça coûte trop cher, alors il veut tenter le stop. Le projet échoue, mais qu'à cela ne tienne, il le fera plus tard, et en encore plus fou.

C'est comme ça qu'il embarque avec lui Vincent pour une virée de près de 2300 kilomètres entre Bordeaux et Budapest, avec un piano acheté à 50 euros sur le bon coin. "On a mis des roues de remorques avec suspension, ça permet d'absorber un peu les chocs. C'est un truc qui est maniable à deux. Après le piano, il prend cher mais bon, c'est pas grave, il faudra le faire ré-accorder en arrivant à Budapest si on y arrive" explique Marc.

La capitale hongroise est encore à 1300 kilomètres, mais les deux amis gardent le moral et sont optimistes : "On a fait déjà un tiers du trajet en 5 jours, on est bons là non ?" s'amuse Marc. En plus, ils peuvent compter sur l'hospitalité franc-comtoise : "On a eu des personnes qui sont venus nous apporter une Thermos de café et des beignets pour qu'on puisse prendre le petit-déjeuner, explique Vincent, des personnes qui régulièrement nous proposent de venir dormir chez eux. Là par exemple on est allés à tour de rôle prendre une douche chez Jean-Louis, parce qu'il faut quelqu'un pour garder le piano ... On est vraiment bien accueillis ici."

S'ils finissent par arriver à Budapest, il faudra trouver une solution pour rentrer. "On envisage d'abandonner le piano là-bas" avoue Vincent ... alors faire du stop, ce sera peut-être un peu plus facile.