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Bordeaux - derniers concerts à la patinoire Meriadeck : "des souvenirs pour trois ou quatre générations"

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Par , France Bleu Gironde
Bordeaux, France

C'est une page importante de la culture à Bordeaux qui va se tourner. Avant l'inauguration de l'Arena, le 24 janvier, la comédie musicale "Notre-Dame-de-Paris" va être, vendredi et samedi soir, le dernier spectacle à la patinoire Meriadeck. Interview avec son patron, Franck Boucher.

Le public de Meriadeck, lors du concert de Johnny Clegg en 1988.
Le public de Meriadeck, lors du concert de Johnny Clegg en 1988. © Maxppp - Maxppp

France Bleu Gironde : Un peu de tristesse, avant les derniers concerts de ce week-end ?

Franck Boucher : De la tristesse je ne sais pas, mais une petite larme à l’œil, oui. C’est une page de l’histoire de la patinoire qui se tourne. La patinoire redevient une patinoire, c’est dans la logique des choses. L’Arena est là, elle était attendue, c’est normal qu’elle accueille les concerts sur Bordeaux et sa métropole.  

Franck Boucher, le patron d'Axel Vega, gestionnaire de la patinoire.
Franck Boucher, le patron d'Axel Vega, gestionnaire de la patinoire. © Radio France - Thomas Coignac

C’était une longue parenthèse, finalement, cette patinoire transformée en salle de spectacle ?

Une très longue parenthèse, alors, 35 ans… C’était la salle de spectacle, comme il en existe dans toutes les villes de province. C'était LA salle, il n’y en avait pas d’autre. Ça restera dans l’inconscient et même dans le conscient. Pendant 30 ans, tous les souvenirs de spectacle à Bordeaux se sont faits ici. Pour plusieurs générations, les souvenirs de concert, c’est à la patinoire. Les nouvelles générations vont se créer des souvenirs à l’Arena, mais pour l’instant, ils sont à Meriadeck. 

Qu’est ce qui caractérisait cette salle ?

Elle était vraiment multi-activités, on n’avait pas le temps de s’y ennuyer. Lorsque l’on n’était pas en version patinoire, avec une ouverture 18h-minuit, on était en version concert, avec tout le temps de l’activité. On montait et démontait dans la nuit, on jouait dans la journée. C’était vraiment un bâtiment d’une grande polyvalence, qui avait été bien conçu pour ça.

L'acoustique s'est améliorée au fil du temps

Ça n’était donc pas un métier de tout repos…

Oui, il fallait s’adapter, pour moi et mes équipes. Ça prenait beaucoup de temps, mais c’était vraiment intéressant ! Et d’ailleurs, mon meilleur souvenir, c’était le premier Disney que l’on a fait à la patinoire. On a commencé le montage la veille, on s’est remis le matin en configuration glace, parce que les hockeyeurs des Boxers étaient qualifiés en demi-finale de la Coupe de France, on a re-démonté dans la nuit, pour re-jouer le matin à 10h. C’est l’ADN de cet équipement. 

Le public de Meriadeck, lors d'un concert du groupe Placebo, en 2006.
Le public de Meriadeck, lors d'un concert du groupe Placebo, en 2006. © Maxppp - Maxppp

On a parlé de problèmes d’acoustique pour les concerts…

Ça s’est amélioré au fil du temps. Au tout début je pense que l’acoustique était très mauvaise. Et puis il y a eu une grande refonte de la patinoire en 2004, avec notamment l’installation d’attrapeurs de sons. 

Même dans une patinoire, il y avait de la chaleur

Les artistes étaient contents de venir jouer ici ?

Oui, globalement oui. Les artistes ont quand même l’habitude de s’adapter à des lieux. Les zéniths, il n’y en a pas partout en France. Si les artistes ne voulaient faire que les zéniths, leur tournée ne ferait que 14 dates. Ce qui compte pour eux, c’est d’avoir un public, et un public chaleureux… Et même dans une patinoire, il y avait de la chaleur. 

Vous n’avez pas eu du mal à faire venir certains ?

90% non. Pour les artistes en tournée française, on ne peut pas éviter Bordeaux. Et puis pour les 10% qui restent, on a quand même réussi à faire des trucs importants. Comme le Cirque du Soleil, qui ne venait pas avant, et qui a fini par jouer chez nous. Et qui est probablement le plus gros événement à être entré dans la patinoire, avec Johnny. 

On a d'autres projets, on va ouvrir une salle de boxe au vélodrome

Avec la fin des concerts, c’est un manque à gagner pour votre société Axel Vega (qui gère la patinoire, le bowling et le vélodrome, NDLR) ?

Oui, mais il est compensé par d’autres ressources. On a d’autres projets, On va essayer de faire venir un peu plus de sport-spectacle, de conventions d’entreprises, ouvrir une salle de boxe au vélodrome…. Et on va surtout essayer que nos clubs, les hockeyeurs des Boxers, mais aussi notre club de patinage, vivent un peu mieux. 

Francis Cabrel en concert à la patinoire en 2008.
Francis Cabrel en concert à la patinoire en 2008. © Maxppp - Maxppp

Vous n’allez pas supprimer de postes ?

Non, il n’y aura pas de licenciements. On ne va pas réduire tant que ça les équipes, puisque pour les spectacles, ce sont des besoins ponctuels. Et donc, on faisait appel à des prestataires de services, des intermittents du spectacle. Donc les équipes du quotidien, les personnes au bar, à la caisse, les secouristes, les personnes au bord de la glace ne vont pas bouger.

Et finalement, quels sont les meilleurs souvenirs d’artistes que vous ayez eu ici ?

Allez, je vais en retenir trois… Le Cirque du Soleil donc, Sting, et Mathieu Chedid.

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