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Bordeaux Métropole Arena : concurrente ou complémentaire des autres scènes bordelaises ?

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Par , France Bleu Gironde

20 ans que les Bordelais attendaient ça : une très grande salle de spectacles à l'acoustique plus adaptée que la patinoire Mériadeck. Bordeaux Métropole Arena complète une offre de scènes déjà très riche à Bordeaux. Alors, l'Arena peut-elle leur faire de l'ombre ?

Patrick Duval le directeur artistique du Rocher de Palmer à Cenon
Patrick Duval le directeur artistique du Rocher de Palmer à Cenon - Rocher de Palmer Cenon

Y-a-t-il complémentarité ou concurrence entre les salles de concert bordelaises avec l'ouverture de Bordeaux Métropole Arena ? Entretien avec le directeur artistique de l'une des quatre scènes labellisées SMAC (scènes de musiques actuelles) dans l'agglomération bordelaise, Patrick Duval, au Rocher de Palmer à Cenon. 

France Bleu Gironde :  comment voyez-vous l'arrivée de cette grande salle à la jauge jusqu'ici jamais vue dans l'agglomération de  Bordeaux (jusqu'à 11 300 spectateurs) ?

Patrick Duval : ça fait longtemps que l'on attend une salle de cette capacité, qui soit vraiment conçue pour la musique, pour le spectacle, parce que la patinoire Mériadeck, c'était par défaut... Donc, on ne peut que se réjouir. Et en plus, elle est installée sur la rive droite de la Métropole. Il va y avoir aussi le pont Simone Veil. ça veut dire que c'est en train de bouger.

Vous ne craignez pas que cette nouvelle et grande salle écrase les plus petites scènes et prenne toute la place finalement ?

Je ne crois pas. L'Arena programme des concerts qui seraient passés à la patinoire et des pointures internationales qui ne seraient pas venus comme Depeche Mode (au vu de la capacité des autres scènes). Je n'ai pas l'impression qu'il y ait une concurrence quelconque. Forcément, durant les deux, trois premières années, il y aura un effet d'attractivité. Ce sera l'endroit à la mode, où il faudra aller (en plus c'est un beau bâtiment), mais ensuite, pour les structures comme les nôtres, je ne crois pas, encore une fois, à la concurrence. Il peut y avoir frottement sur certaines affiches, type Bigflo et Oli ou Orelsan. Quoique, c'est à voir, parce que les concerts rap programmés sur le premier semestre au Rocher, sont quasiment tous complets. Je pense que l'Arena capte un autre public que celui qui a l'habitude d'aller au Krakatoa, à Barbey ou chez nous. C'est un peu comme à l'arrivée de la FNAC il y a 30 ans à Bordeaux finalement. La FNAC a capté un autre public qui n'était pas celui des petits disquaires. Je pense qu'on est plutôt complémentaire et que sur certains projets musicaux, on pourra même être utilisateurs de l'Arena.

L'Arena, c'est un peu comme à l'arrivée de la FNAC il y a 30 ans à Bordeaux. Elle a capté un autre public qui n'était pas celui des petits disquaires

La programmation de l'Arena est plus populaire et le Rocher plus pointu, c'est ce que vous voulez dire ?

Oui... même si, nous aussi, on accueille Louane. C'est un équilibre musical qui va se créer. Il y aura de l'émulation et c'est toujours bon à prendre.

Et entre le Rocher de Palmer, le Krakatoa, la Rock School Barbey et Rock et Chanson à Talence qui ont une capacité similaire (700 à 1200 places), comment travaillez-vous ?

Comme on est regroupé au sein d'une SMAC (scènes de musiques actuelles), on a des réunions régulières, des discussions sur les programmations, pas toujours simples d'ailleurs, au début, mais aujourd'hui ça va beaucoup mieux. Je crois qu'il y a une bonne répartition des esthétiques musicales, entre nous. Clairement, au Rocher, on évite tout ce qui est pop/rock. En revanche, on est très positionné sur le rap, un peu sur les musiques électroniques et beaucoup sur le jazz et les musiques du monde. Et franchement, on a passé l'âge les uns et les autres, de se battre pour programmer un groupe. Des artistes intéressants, il y en a pléthore. On a la chance de vivre une période où il y a beaucoup de musique et de la bonne musique. Et puis, c'est aussi une question de cohérence de politiques publiques parce qu'on a des financements publics.

Une histoire propre à Bordeaux

Et avec le Fémina ou le Casino Barrière à Bordeaux-Lac, ça se passe comment ?

On n'a pas trop de contacts et c'est encore autre chose : théâtre, variétés etc... Et là encore, c'est complémentaire. Après, ça nous arrive aussi d'organiser des événements hors les murs, au Fémina par exemple, comme avec Benjamin Clementine ou Guillaume Meurice. En fait, pour moi, toutes les salles sont plus des partenaires que des concurrents. Et ce paysage contribue à la diversité, dans une ville.

Cette richesse est-elle propre à Bordeaux ?

Quatre SMAC sur une même agglomération, oui, c'est un phénomène propre à Bordeaux. Il n'y en a qu'une à Nantes ou Lille par exemple. C'est l'histoire spécifique de Bordeaux qui l'explique, d'hommes qui se connaissent depuis longtemps, à Barbey, au Krakatoa et au Rocher. Au départ, au Rocher, on avait fait, le choix de ne pas avoir de salle. Il y a 10 ans, quand la mairie de Cenon a imaginé ouvrir ce lieu, on a saisi cette chance inouïe, en prime sur la rive droite. 

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